Malgré les rendements élevés des marchés d’investissement en 2019, la santé financière à long terme des caisses de retraite au Canada ne s’est guère améliorée en raison de la baisse des taux d’intérêt survenue en fin d’année.

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

Tel est le principal constat auquel parvient la firme-conseils Morneau Shepell, spécialisée en régimes de retraite et en assurances collectives d’employeurs, dans son analyse des résultats de fin d’année 2019 parmi son « Univers de performance des fonds communs des gestionnaires de caisses de retraite ».

Ce groupe de référence étudié par Morneau Shepell pour sa clientèle de régimes de retraite regroupe environ 322 fonds communs gérés par une cinquantaine de sociétés de gestion de placements, et dont les actifs totalisent quelques 548  milliards de dollars.

Selon le relevé annuel publié jeudi par Morneau Shepell, ces gestionnaires de fonds communs diversifiés (55 % en actions, 45 % en titre de dette) ont enregistré un rendement médian (avant frais de gestion) de 2,6 % lors du quatrième trimestre de 2019, et de 15,8 % pour toute l’année.

« Les marchés boursiers et obligataires ont affiché des rendements très élevés en 2019 dans les actifs des caisses de retraite », constate Jean Bergeron, vice-président en gestion d’actif et des risques au bureau de Morneau Shepell à Montréal.

Toutefois, note-il, « la baisse des taux d’intérêt (en fin d’année 2019) a fait en sorte que le passif de solvabilité (à long terme) parmi les caisses de retraite a également augmenté de façon importante. »

Par conséquent, avertit M. Bergeron, « malgré les rendements très élevés obtenus en 2019 sur leurs actifs, la situation financière des caisses de retraite ne s’est améliorée que d’environ 1 % selon l’approche de solvabilité. »