(Montréal) À l’image de l’année 2020, la traditionnelle journée des soldes d’après Noël s’est déroulée principalement en ligne.

Frédéric Lacroix-Couture
La Presse Canadienne

La frénésie habituelle du 26 décembre, jour du Boxing Day, où les files d’attente sont monnaie courante, a plutôt laissé place à un calme plat. La plupart des magasins du Québec étant fermés en raison de la pandémie, les consommateurs ne pouvant pas se ruer vers les commerces en quête d’aubaines.

Sur la rue Masson, dans le quartier Rosemont, à Montréal, l’artère commerciale était presque désertique vers 10 h à l’ouverture des commerces alors que la neige et le vent étaient de la partie.

Il faut dire que seulement quelques places d’affaires sont autorisées à accueillir les clients. Le gouvernement du Québec a décrété, il y a deux semaines, que seuls les commerces essentiels comme les épiceries et les pharmacies pouvaient rester ouverts du 25 décembre au 10 janvier dans toutes les régions, peu importe la couleur de la zone.

Les services de télécommunications ou de réparation électroniques peuvent également continuer d’être en activité.

La boutique La Source attendait toujours ses premiers clients au moment du passage de La Presse Canadienne. Le magasin n’est autorisé qu’à vendre des produits technos essentiels.

« Habituellement, c’est achalandé. Il y a une file d’attente. Mais depuis que nous sommes ouverts, on a eu zéro client. Vous êtes le premier », indique le gérant, Hakim Ouchenir, qui a dû réduire son nombre d’employés sur le plancher.

Les quelques passants rencontrés, dont plusieurs petites familles avec poussettes, profitaient de cette journée de congé pour prendre une bouffée d’air frais plutôt que courir auprès des soldes.

« Nous avons tout fait nos achats avant les Fêtes. On profite maintenant du temps en famille », mentionne Maude Lemire.

Pour d’autres, le Boxing Day est loin d’être un rendez-vous attendu. « Après 17 ans au Canada, je n’ai jamais fait le Boxing Day. Je trouve qu’il y a des offres intéressantes tout au long de l’année », soutient Chrystelle Deligeon dont le principal achat de la journée était une baguette de pain.

Comme chaque année, le 26 décembre est d’ailleurs bénéfique pour les affaires de la boulangerie Première Moisson puisque plusieurs vacanciers viennent faire le plein de produits frais.

Avant l’ouverture, une file de clients s’était formée à l’extérieur, affirme le directeur adjoint, Pierre Lachaine. Il s’attend tout de même à un achalandage plus faible cette année.

« Depuis le début la pandémie, les gens viennent moins souvent, mais ils achètent plus. Le coût de leur panier est plus élevé », décrit M. Lachaine.