(Washington) Les ventes de logements anciens ont augmenté plus que prévu en octobre, se hissant à leur plus haut niveau depuis début 2006 à la faveur de taux d’intérêt bas et malgré la pandémie de COVID-19.  

Agence France-Presse

Au total, 6,85 millions de biens immobiliers ont été revendus contre 6,54 millions en septembre, soit une hausse de 4,3 %, selon les données publiées jeudi par la Fédération nationale des agents immobiliers américains (NAR).

Les analystes tablaient sur 6,49 millions.  

Sur un an, les ventes de logements anciens bondissent même de 26,6 %.  

« Le secteur du logement se porte remarquablement bien cette année si l’on considère le niveau du chômage bien plus élevé qu’avant la pandémie », a commenté Lawrence Yun, économiste en chef de NAR dans un communiqué.

« La flambée » des ventes ces derniers mois a désormais compensé les pertes du marché enregistrées au printemps, a-t-il indiqué.  

« Avec la nouvelle qu’un vaccin COVID-19 sera bientôt disponible, et avec des taux hypothécaires projetés autour de 3 % en 2021, je m’attends à ce que la croissance du marché se poursuive jusqu’en 2021 », a-t-il également ajouté.

En octobre, le prix médian des maisons anciennes pour tous les types de logements était de 313 000 dollars, en hausse de 15,5 % par rapport à octobre 2019 (271 100 dollars).

Et les prix augmentent dans toutes les régions.  

À la fin du mois d’octobre, 1,42 million de biens seulement étaient en vente sur le marché, soit 2,7 % de moins qu’en septembre et près de 20 % de moins qu’en octobre 2019.

La fédération note par ailleurs que la confiance des constructeurs immobiliers s’est améliorée mais pas la production.

Lawrence Yun estime que face au faible stock de biens disponibles sur le marché, « toutes les mesures, telles que la réduction des droits de douane sur le bois (de construction) et l’expansion de la formation professionnelle, doivent être envisagées pour augmenter considérablement l’offre et construire de nouveaux logements ».

Certains économistes, à l’instar de Nancy Vanden Houten, d’Oxford Economics, s’attendent à un ralentissement du rythme des ventes au quatrième trimestre en raison d’une reprise économique qui a ralenti et de la résurgence de la pandémie.

L’amenuisement des stocks de logements disponibles pèse aussi sur l’activité, souligne Mme Vanden Houten dans une note, tout en n’excluant pas de « nouvelles (bonnes) surprises » sur le marché immobilier américain.