(New York) Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi, soutenus par les tempêtes Marco et Laura qui ont mis à l’arrêt plus de 80 % de la production de pétrole dans le golfe du Mexique.

Agence France-Presse

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre s’est apprécié de 78 cents, ou 1,8 %, pour finir à 45,13  dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois d’octobre a gagné 28 cents, ou 0,7 %, à 42,62 dollars.

« Les prix du pétrole sont en légère hausse car les conditions climatiques difficiles ont interrompu la production de pétrole dans le golfe du Mexique, » a expliqué Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy.

Marco, rétrogradé dimanche soir d’ouragan à tempête, a produit « de fortes pluies et des rafales de vents sur la côte nord du golfe » du Mexique, selon le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami. Golfe

La tempête tropicale Laura, qui devrait devenir un ouragan mardi, devrait de son côté viser le sud des États-Unis.  

À leur approche, les compagnies énergétiques ont décidé de suspendre par précaution l’équivalent de 82,4 % de la production de pétrole dans le golfe du Mexique, a indiqué lundi une agence américaine peu après la clôture du marché du pétrole.

Cela correspond à 1,5 million de barils par jour quand les États-Unis extraient en moyenne actuellement 10,7 millions de barils par jour.

Par prudence, 281 plateformes de production sur les 643 plateformes accueillant du personnel ont été évacuées dans le golfe du Mexique.

Avant ce nouvel état des lieux, basé sur les informations remontées par les opérateurs à 12 h 30, l’agence estimait que l’équivalent de 58 % de la production pétrolière dans le golfe du Mexique avait été mise à l’arrêt.

Cette situation pourrait bien devenir l’aiguillon des marchés du brut « au cours des trois prochains jours », a estimé Eugen Weinberg, de Commerzbank.

Toutefois, souligne Phil Flynn de Price Futures Group, la réaction des marchés reste plus modérée que ce qu’elle aurait pu être par le passé « car il y a plus de production de pétrole à terre désormais » avec le boom du pétrole de schiste.

Les phénomènes météorologiques frappant le golfe du Mexique continuent malgré tout à représenter une réelle menace « en raison des possibles inondations et de potentielles coupures d’électricité dans les raffineries le long de la côte ».