(Pékin) La Chine va assouplir ou lever les restrictions aux investissements étrangers le mois prochain dans de nouveaux secteurs, au moment où le géant asiatique tente de relancer son économie plombée par la pandémie.

Agence France-Presse

Les investisseurs étrangers se plaignent de longue date d’un traitement inéquitable sur le marché chinois.

Le pays dispose d’une « liste négative » qui définit les industries interdites et réglementées pour les investissements étrangers.

Au 23 juillet, cette liste passera à 33 secteurs réglementés contre 40 actuellement, a annoncé mercredi la puissante agence de planification économique (NDRC).

Dans le secteur financier, une entité étrangère sera désormais autorisée à détenir la totalité du capital d’une compagnie d’assurance vie et d’une maison de courtage. Jusque-là, la participation d’une entreprise étrangère ne pouvait pas dépasser la moitié du capital.

Le mois dernier déjà, la Chine avait davantage ouvert son marché de la notation de crédit, en autorisant l’américain Fitch Ratings à opérer dans le pays, après S&P Global en 2019.

Dans le domaine de la construction, les systèmes d’approvisionnement en eau et de drainage des villes de 500 000 habitants sont désormais ouverts.

Les firmes étrangères sont par ailleurs autorisées à investir dans le contrôle aérien. En revanche, elles ne peuvent toujours pas prendre de participation dans un aéroport civil.

Pékin a également levé les restrictions dans la production et le traitement des minéraux radioactifs et dans la production de combustible nucléaire.  

L’économie chinoise a connu un repli pour la première fois de son histoire au 1er trimestre, avec une baisse de 6,8 % sur un an, largement imputée à l’épidémie de COVID-19 qui a quasiment mis à l’arrêt l’activité du pays.