(Washington) Les dirigeants des pays du G7 se sont dits lundi « déterminés » à faire « tout ce qui est nécessaire » pour restaurer la croissance mondiale menacée par la pandémie de coronavirus, Donald Trump évoquant même pour la première fois une possible récession aux États-Unis.

Agence France-Presse

Dans un communiqué commun, les pays les plus industrialisés soulignent leur volonté de mobiliser « tous les instruments de politique économique » à leur disposition, que ce soit des mesures budgétaires et monétaires ou des actions ciblées, « pour soutenir immédiatement et autant que nécessaire les travailleurs, les entreprises et les secteurs les plus touchés ».

La rapide propagation du nouveau coronavirus à travers le monde a contraint les gouvernements à mettre en œuvre des mesures draconiennes, telles que la fermeture des écoles, des bars et restaurants ou encore des mesures de confinement de la population et des arrêts de production.

Ces mesures radicales ont un impact direct sur l’économie mondiale. De nombreux économistes anticipent désormais une récession, ce qui provoque une chute vertigineuse sur les marchés boursiers mondiaux malgré les dernières annonces des banques centrales.

Interrogé sur la possibilité d’une récession aux États-Unis, le président américain a répondu : « C’est peut-être possible ».  

« Nous ne pensons pas en termes de récession. Nous pensons en termes de virus », a ajouté Donald Trump depuis la Maison-Blanche.

Si la récession de 2008-2009 avait une origine financière — l’effondrement des « subprimes », ces prêts immobiliers octroyés à la légère par les banques américaines —, la crise actuelle vient d’un choc externe touchant l’économie réelle et s’étend au fur et à mesure que les pays se calfeutrent.  

« Nous sommes déterminés à travailler ensemble de manière résolue pour mettre en œuvre ces mesures pour répondre à cette urgence internationale », ont souligné les dirigeants à l’issue d’une visioconférence.

L’objectif est non seulement de rétablir le niveau de croissance anticipé avant la pandémie, mais encore de poser les fondements d’une croissance future plus forte.

Les dirigeants ont en outre demandé à leur ministre des Finances respectif « de se coordonner toutes les semaines sur la mise en œuvre de ces mesures et de mettre en place de nouvelles actions rapides et efficaces ».

Ils leur recommandent également de travailler « en étroite collaboration » avec les organisations internationales telles que le Fonds monétaire international pour concevoir et mettre en œuvre « promptement l’assistance financière internationale nécessaire pour permettre aux pays, notamment aux pays émergents et en développement, de faire face au choc sanitaire et économique ».

Ils assurent qu’ils feront de leur mieux pour résoudre les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales et faciliter le commerce international qui avait été le moteur de la reprise mondiale après la crise de 2008.

Dans un post de blogue publié lundi, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a exhorté les gouvernements à agir de façon coordonnée pour stabiliser l’économie mondiale.

Elle a en outre rappelé que le FMI était en capacité de mobiliser 1000 milliards de dollars de financement.

Malgré tous ces efforts de communication, face aux nombreuses incertitudes — quand la pandémie va s’arrêter, quel sera le bilan humain et économique ? – les Bourses ont continué de dégringoler lundi.

Wall Street a encaissé une des pires séances de son histoire lundi. Selon des résultats provisoires à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, s’est effondré de 12,94 %, sa plus lourde chute depuis le Lundi noir d’octobre 1987.