(Washington) Le nouvel accord de libre-échange liant États-Unis, Mexique et Canada (AEUMC) s’est rapproché mardi de son adoption au Congrès américain en ralliant un large soutien en commission, mais le doute demeurait sur la date du vote final au Sénat, dans l’attente du procès en destitution de Donald Trump.

Agence France-Presse

L’accord a été approuvé à une large majorité (25 contre 3) par la commission des Finances du Sénat.

Ce « GRAND soutien » de la part de sénateurs aussi bien républicains que démocrates « représente une victoire historique », s’est réjoui sur Twitter le président républicain de la commission, Chuck Grassley.

Mais aucune date n’a pu encore être fixée pour son adoption définitive par le Congrès, dans l’attente d’une date d’ouverture du procès en destitution du président Donald Trump qui sera organisé à la chambre haute.

Depuis sa mise en accusation le 18 décembre à la Chambre des représentants, un bras de fer entre démocrates et républicains bloque toute avancée sur l’organisation du procès au Sénat, au départ attendu en janvier.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, avait prévenu fin décembre que la ratification de l’AEUMC devrait « très probablement » attendre la fin du procès. Mais la semaine dernière, faute d’avancée sur sa date d’ouverture, il avait annoncé que le Sénat poursuivrait en attendant ses « activités courantes ».

Si l’accord est adopté au Sénat, il devra ensuite être ratifié par Donald Trump.

Chuck Grassley s’est dit confiant mardi quant à son approbation par la chambre haute du Congrès après son vote à une large majorité (385 voix favorables, 41 voix contre) à la Chambre des représentants le 19 décembre.

« Le Sénat doit désormais agir. Je suis convaincu que ce texte parviendra jusqu’au bureau du président », a-t-il déclaré devant la commission. « L’AEUMC apportera aux agriculteurs, ouvriers et commerçants américains une nouvelle certitude et de véritables bénéfices absolument nécessaires ».

En plus du procès en destitution, un autre facteur pourrait retarder son approbation finale au Congrès : le texte pourrait devoir passer par plusieurs autres commissions avant d’être soumis à un vote en séance plénière.

« Je n’en avais pas été averti jusqu’à hier et je pense que cela va poser un problème », a réagi Chuck Grassley, selon Politico.