(New York) Les prix du pétrole ont terminé proches de l’équilibre mercredi après l’annonce d’une baisse attendue des stocks américains.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février s’est établi à 66,17 dollars à Londres, en hausse de 0,11 % ou 7 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour janvier a cédé 0,02 % ou 1 cent à 60,93 dollars.

Il s’agit malgré tout des niveaux les plus hauts depuis les attaques contre les infrastructures pétrolières saoudiennes mi-septembre.

Les stocks de pétrole brut ont reculé la semaine dernière aux États-Unis, selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) publié mercredi.

Lors de la semaine achevée le 13 décembre, les réserves commerciales de brut ont reculé de 1,1 million de barils pour s’établir à 446,8 millions. Les analystes interrogés par l’agence Bloomberg avaient anticipé une baisse un peu plus importante de 1,75 million de barils.

Les stocks d’essence et de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont en revanche progressé.

David Madden, de CMC Markets, note que « ces chiffres étaient proches de ceux attendus » par le marché et n’apportaient pas vraiment de quoi « enthousiasmer les investisseurs ».

La fédération professionnelle du secteur, qui avait publié ses propres estimations mardi en fin de séance américaine, avait toutefois fait état d’une hausse de 4,7 millions de barils pour les réserves de brut aux États-Unis.

En baisse avant la publication du rapport, le cours du baril de WTI coté à New York a rebondi après la diffusion du document de l’EIA avant de se stabiliser.

Les cours du WTI ont progressé de plus de 10 % depuis début décembre, portés en grande partie par les coupes supplémentaires annoncées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés.

« Après les amendements de leur accord de réduction de la production en début de mois, les acteurs du marché voudront s’assurer que des pays comme l’Irak respecteront leurs engagements », indique Robbie Fraser de Schneider Electric.  

« Ils essaieront également d’évaluer si l’Arabie saoudite va continuer de réduire sa production au-delà des quotas », ajoute l’expert.