(Ottawa) La production de deux édulcorants naturels canadiens a évolué dans des directions opposées la saison dernière, les volumes de sirop d’érable atteignant un niveau record pendant que la production de miel tombait à son niveau le plus faible en plusieurs années.

La Presse canadienne

Selon Statistique Canada, la récolte de sirop d’érable a augmenté de 34,8 % par rapport à l’année précédente pour atteindre un record de 60 millions de litres (13,2 millions de gallons) grâce à des rendements plus élevés et à une hausse du nombre d’entailles — malgré un printemps froid et tardif dans l’est du pays.

L’agence fédérale, qui utilise des mesures impériales dans son rapport, indique que la valeur totale des produits de l’érable a augmenté à 517,5 millions grâce à une production plus élevée, car les prix sont restés relativement stables à 39,19 $ le gallon (environ 8,60 $ le litre).

Le Québec, qui représentait 91,1 % de la production canadienne de sirop d’érable en 2019, a récolté 55 millions de litres (12 millions de gallons), ce qui représente une hausse de 35 % par rapport à l’année précédente.

La production de sirop d’érable au Nouveau-Brunswick a bondi de 65,5 % pour atteindre 598 000 gallons, celle de l’Ontario a augmenté de 8,1 % à 502 300 gallons et celle de la Nouvelle-Écosse, de 26,5 %, à 70 000 gallons.

Pendant ce temps, Statistique Canada a indiqué que la production de miel avait chuté de 15,4 % pour s’établir à 80,4 millions de livres (36,5 millions de kilogrammes) en 2019, victime du froid et de l’humidité du printemps et de l’été dans les Prairies. Il s’agit de la plus faible production de la région en sept ans.

La production en Alberta, le plus grand producteur de miel parmi les provinces, a diminué de 35 % pour s’établir à 25,1 millions de livres (11,4 millions de kilogrammes), son niveau le plus bas depuis 2000. La production a diminué de 1,9 % au Manitoba et de 1,4 % en Saskatchewan. Ensemble, les trois provinces sont responsables d’environ 80 % de la production canadienne de miel.

La valeur du miel canadien vendu a diminué de 13,8 % pour s’établir à 173 millions, son niveau le plus bas en trois ans, en raison de plus faibles rendements.

Le nombre d’apiculteurs canadiens a diminué de 317 sur un an pour s’établir à 10 344. Plus de la moitié de ceux-ci se trouvent en Colombie-Britannique et en Ontario, où les abeilles sont principalement utilisées pour polliniser les fruits et légumes.

Le nombre de colonies d’abeilles au Canada a diminué de 2,1 % pour s’établir à 773 182.