(Ottawa) Les Canadiens ont dépensé 908 millions en cannabis récréatif au cours de la première année de sa légalisation, mais les ventes en ligne ont diminué à mesure que de nouveaux magasins physiques ouvraient leurs portes, a indiqué mercredi Statistique Canada.

La Presse canadienne

Selon l’agence fédérale, les Canadiens ont dépensé 24 $ par habitant dans les magasins de cannabis du 17 octobre 2018, date de légalisation du cannabis, à la fin de septembre 2019.

Le Canada est devenu l’an dernier le deuxième pays au monde, après l’Uruguay, à légaliser la drogue. La demande a d’abord semblé dépasser l’offre, les détaillants ayant rapidement mis en garde contre une pénurie imminente de produits.

Selon Statistique Canada, la demande a semblé être la plus élevée au cours de l’année dans le Yukon, où les ventes par habitant se sont chiffrées à 103 $. L’agence n’a pas été en mesure de fournir de données pour le Nunavut, la seule région sans magasin physique. Les ventes par habitant de l’Île-du-Prince-Édouard suivaient, à 97 $.

Les ventes par habitant ont atteint 10 $ en Colombie-Britannique, leur valeur la moins élevée parmi les provinces.

Au Québec, les ventes de cannabis par habitant se sont établies près de la moyenne nationale, à 23 $.

Tout au long de l’année, l’accès des Canadiens aux magasins de cannabis a augmenté. Le nombre de magasins de détail est passé de 217 en mars à 407 en juillet, selon l’agence.

L’Alberta compte le plus grand nombre de magasins, soit 176, tandis que la Colombie-Britannique était la deuxième à ce chapitre, avec 57 magasins. L’Île-du-Prince-Édouard et le Yukon comptaient tous deux quatre établissements.

Environ 45 % des Canadiens vivaient à moins de dix kilomètres d’un magasin de cannabis en juillet, par rapport à 19 % qui vivaient à moins de trois kilomètres.

Les Albertains jouissaient de la meilleure proximité, la moitié de la population vivant à moins de trois kilomètres d’un point de vente de cannabis. Ce chiffre s’élève à 63 % pour une distance de cinq kilomètres et à 70 % pour une distance de dix kilomètres.

En moyenne, les Ontariens vivaient le plus loin des magasins de cannabis. Neuf % de la population résidaient à trois kilomètres d’un magasin de cannabis. Quelque 18 % vivaient à cinq kilomètres et 33 % à dix kilomètres.

Avec l’augmentation du nombre de magasins physiques, la part des ventes en ligne est passée de 43,4 % en octobre 2018 à 5,9 % en septembre 2019.

« Alors que la vente au détail en ligne assure un accès aux produits du cannabis à l’ensemble des Canadiens, indépendamment de la proximité d’un magasin physique, l’accessibilité continue de s’accroître au fur et à mesure que des magasins ouvrent leurs portes partout au pays », a écrit Statistique Canada dans son rapport.