(New York) Les prix du pétrole ont clôturé en baisse mercredi après une hausse-surprise des stocks de brut aux États-Unis dans un marché toujours préoccupé par les tensions commerciales.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février s’est établi à 63,72 dollars à Londres, en baisse de 0,96 % ou 62 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour janvier a perdu 0,81 % ou 48 cents à 58,76 dollars.

Lors de la semaine achevée le 6 décembre, les réserves commerciales de brut aux États-Unis ont progressé de 800 000 barils pour s’établir à 447,9 millions, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg anticipaient une baisse de 3 millions de barils, selon un rapport de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA).

Celles d’essence et d’autres produits distillés sont montées de 5,4 millions et de 4,1 millions de barils, au-delà des prévisions des analystes.

Déjà en légère baisse avant la publication du rapport, les prix ont nettement reculé dans les minutes qui ont suivi, retombant au niveau de vendredi avant l’annonce par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés de nouvelles baisses de production.

Malgré les coupes supplémentaires auxquelles l’OPEP a consenti, le pétrole est sous pression, avaient déjà relevé plus tôt dans la journée plusieurs analystes.

Pour Warren Patterson et Wenyu Yao, analystes chez ING, cela s’explique par les inquiétudes commerciales alors que le principal conseiller économique de la Maison-Blanche Larry Kudlow a affirmé mardi que l’imposition de nouveaux droits de douane à la Chine prévue le 15 décembre était « toujours sur la table ».