Les adeptes de commerce en ligne en attente de leurs commandes des fêtes devront prendre leur mal en patience. On rapporte une hausse considérable de colis à traiter, du jamais vu depuis une vingtaine d’années, affirment certains employés.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Comme chaque hiver pendant la période de Noël, Postes Canada doit composer avec une avalanche de colis à livrer. Cette année semble toutefois battre des records.

Il y a un retard dans le traitement des colis provenant de l’extérieur du Québec », constate Émilie Fuoco, factrice depuis deux ans. Du jamais vu depuis les années 90, selon des informations transmises par ses superviseurs lors des réunions hebdomadaires.  

Dimanche, 18 facteurs ont été mobilisés pour s’assurer que certaines commandes arrivent à destination.  

« Je suis curieuse de voir combien de colis m’attendent aujourd’hui. Si je me fis aux derniers jours, je risque de terminer ma journée vers 21 h 30 », a dit Mme Fuoco à La Presse avec un petit sourire en coin.

Beaucoup d’employés sont sollicités pour faire du temps supplémentaire, à raison de sept jours par semaine. Les journées de travail durent environ 12 heures.

Le stationnement du centre de tri de Postes Canada situé dans le secteur de Saint-Laurent à Montréal était bondé de semi-remorques lundi matin. Une partie du stationnement en bordure de la rue MacArthur était fermée aux employés.

On manque de place pour tous les colis », confirme Rachid Aït El Khaït, qui travaille aux services techniques de Postes Canada depuis 2010.

« Un superviseur m’a informé que les livraisons en provenance d’Amazon seraient en hausse de 13 % », dit M. Aït El Khaït.  

Depuis trois semaines, la recrudescence du commerce en ligne se fait sentir. Le nombre de colis à traiter augmente à grande vitesse, alors que la quantité de lettres à faire parvenir chute, remarque Omar Aoudjit, employé chez Postes Canada depuis une dizaine d’années. « Cette année, c’est exceptionnel. Les gens des colis font presque systématiquement des heures supplémentaires et ceux qui s’occupent des lettres sont parfois appelés pour leur pour leur prêter main forte. »