(Mexico) Le président du Mexique Andrés Manuel López Obrador a rejeté mardi une proposition des États-Unis de superviser l’application des réformes sur la loi du travail exigées par son pays dans le cadre du nouvel accord de libre-échange nord-américain AEUMC.

Agence France-Presse

« Ils envisagent de pouvoir instaurer une forme de supervision de l’application de la (nouvelle) loi (du travail) au Mexique. Nous n’acceptons pas cela », a déclaré López Obrador à la presse.

Selon les médias locaux, Washington aurait exigé de Mexico de constituer un panel de solutions aux lois de travail controversées et que des inspecteurs américaines vérifient la bonne application du chapitre social du traité de libre-échange nord-américain qui regroupe également le Canada.

« Nous disons non (à ces) inspecteurs et oui à régler les polémiques à travers la création de ce qu’ils appellent panels », a affirmé López Obrador.

La principale association patronale mexicaine, le Conseil de coordination des chefs d’entreprises, a qualifié lundi ces propositions d’« extrêmes et d’inacceptables ».

Le Mexique est le seul pays à avoir ratifié l’an dernier le traité AEUMC, une refonte de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) vieux de 25 ans que Donal Trump trouve « désastreux ».  

Pour s’adapter au nouveau traité, le gouvernement mexicain a augmenté le salaire minimum dans le pays et approuvé une réforme de sa loi du travail.

Reste que les syndicats américains et l’opposition démocrate au Congrès américain doutent de la capacité du gouvernement mexicain d’appliquer les nouvelles réformes.

Le sous-secrétaire pour l’Amérique de Mexico, Jesús Seade, s’est rendu mardi à Washington pour assister à des réunions dans le cadre du processus de ratification du traité, a-t-on appris de source officielle dans la capitale américaine.