(New York) Les prix du pétrole ont terminé en baisse mercredi,  fragilisés par une nouvelle augmentation des stocks américains de brut.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier s’est établi à 64,06 dollars à Londres, en baisse de 0,33 % ou 19 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance a perdu 0,51 % ou 30 cents à 58,11 dollars.

Proches de l’équilibre en début de séance, les prix ont décroché à la publication des chiffres sur les stocks de pétrole aux États-Unis de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) pour la semaine achevée le 22 novembre.

L’EIA a fait état d’une augmentation de 1,6 million de barils des réserves commerciales de brut, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg anticipaient une baisse de 878 000 barils.

« Ce sont plus encore les stocks d’essence qui ont fait réagir les investisseurs », a commenté David Madden, analyste de CMC Markets.

Ces derniers ont augmenté de 5,1 millions de barils, bien plus que prévu par les analystes qui tablaient sur une hausse de 800 000 barils.

Cette forte hausse est notamment due aux chiffres de la production, qui a une nouvelle fois atteint un niveau inédit, les États-Unis extrayant en moyenne 12,9 millions de barils par jour.

Ce record américain intervient à quelques jours du sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui doit se réunir à Vienne avec ses dix partenaires pour décider du futur de son accord sur la baisse volontaire de la production visant à soutenir les cours de l’or noir.

« Certaines rumeurs font état de nouvelles coupes, mais le plus probable est que l’OPEP maintienne sa politique inchangée », a indiqué Phil Flynn de Price Futures Group.  

Le pétrole avait débuté la séance de mercredi en hausse, dans le sillage de la veille, grâce aux signaux positifs envoyés ces derniers jours par Washington et Pékin quant à la conclusion avant la fin de l’année d’un accord commercial partiel, dit de « phase un ».

Le président américain Donald Trump a souligné mardi ses bonnes relations avec son homologue chinois Xi Jinping, évoquant « la dernière ligne droite avant de parvenir à un accord très important, peut-être l’un des accords commerciaux les plus importants de l’histoire ».