(New York) Les prix du pétrole ont terminé en baisse lundi, les investisseurs se plaçant en retrait après quatre séances de progression et anticipant une hausse des réserves de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a reculé de 45 cents ou 0,7 % pour finir à 61,57 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance a abandonné 85 cents, ou 1,5 %, pour clôturer à 55,81 dollars.

« Les investisseurs misant sur une hausse des cours ont fait la loi la semaine dernière, en particulier de mercredi à vendredi » après l’annonce d’une baisse surprise des stocks d’or noir aux États-Unis, rappelle Robert Yawger de Mizuho Securities.  

Sur l’ensemble de la semaine, le Brent s’est apprécié de 4,4 % et le WTI de 5,4 %, enregistrant au passage leur plus forte progression hebdomadaire en un mois.

« On ne peut tout simplement pas gagner du terrain tous les jours et il n’est pas étonnant que les cours se replient un peu (ce lundi) », estime M. Yawger.  

Les investisseurs étaient d’autant plus sur la réserve que « les premières estimations sur le prochain rapport sur les réserves de brut tendent vers un rebond », ajoute l’expert.  

L’Agence américaine d’informations sur l’énergie (EIA) avait créé la surprise la semaine dernière en faisant état d’un léger repli des réserves d’or noir aux États-Unis là où les analystes anticipaient une nouvelle hausse. Son prochain rapport sera diffusé mercredi.

Les acteurs du marché ont par ailleurs gardé un œil sur les négociations entre les États-Unis et la Chine, le président américain Donald Trump laissant notamment entendre lundi que la signature d’un accord commercial avec Pékin pourrait intervenir avant le sommet de l’Association des pays riverains du Pacifique (APEC) qui doit avoir lieu mi-novembre au Chili.

La Chine avait déjà confirmé samedi que les négociations commerciales avec les États-Unis étaient sur la bonne voie, annonçant au passage son intention de lever l’embargo sur les importations de volaille américaine.

« C’est un petit pas dans la bonne direction, mais un accord complet est encore loin, » a tempéré Tamas Varga, de PVM.