(New York) Les prix du pétrole ont fini en hausse mercredi, rattrapant une partie des fortes pertes du début de semaine, sur fond d’incertitude persistante sur la demande mondiale en énergie.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a terminé à 59,42 dollars à Londres, gagnant 1,16 % ou 68 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour novembre est monté de 1 % ou 55 cents, à 53,36 dollars.

La veille, les deux cours avaient cédé respectivement 1 % et 1,5 %, après avoir déjà abandonné chacun plus de 2 % lundi.

Les acteurs du marché s’inquiètent de la multiplication de signes de ralentissement de la croissance mondiale.

Le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi annoncé mardi qu’il tablait pour 2019 sur la croissance la plus faible depuis la crise financière, incriminant en premier lieu la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui entame durement le commerce international.

Mercredi, les acteurs du marché ont pu être soutenus par un discours « favorable » aux prix du secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Mohammed Barkindo, selon Al Stanton de RBC.

M. Barkindo a assuré mardi que le cartel ferait « tout ce qu’il peut » pour maintenir la stabilité du marché du pétrole au-delà de 2020.

Les membres de l’OPEP doivent se réunir les 5 et 6 décembre à Vienne.

Les prix de l’or noir ont temporairement reculé plus tôt dans la séance après la publication de chiffres du département américain du Commerce montrant une chute surprise des ventes au détail aux États-Unis en septembre et plombant le dollar.

Une baisse du billet vert a tendance à pénaliser le baril de pétrole, dont le cours est libellé en dollar.

Les investisseurs guettaient par ailleurs la publication de données sur les réserves de pétrole américaines, celles de la fédération professionnelle API mercredi après la clôture et celles de l’Agence américaine d’informations sur l’énergie (EIA) jeudi, considérées comme plus fiables. Ces dernières sont publiées un jour plus tard qu’habituellement en raison du lundi semi-férié aux États-Unis.

Selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg, les analystes s’attendent à une hausse des stocks de brut de 3 millions de barils et à une baisse de 1,5 million de barils de ceux d’essence et de 2,5 millions des autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), pour la semaine achevée le 11 octobre.