Montréal International a réalisé un des objectifs importants du gouvernement de François Legault, soit la création d’emplois payants dans la province de Québec. Depuis janvier, le salaire moyen des emplois que l’agence de promotion économique du Grand Montréal a contribué à créer est de 90 000 $. Montréal International a dévoilé à La Presse ses résultats des six derniers mois.

Isabelle Dubé Isabelle Dubé
La Presse

L’équipe de démarcheurs de Montréal International a réussi à conclure 39 projets d’investissements d’entreprises étrangères depuis janvier. Il s’agit d’une hausse de 34 %, car l’an dernier, à la même période, on en comptait 29. Toutefois, la valeur des projets des six premiers mois de cette année est moins élevée. En 2018, un investissement majeur avait fait grimper les investissements à 1,355 milliard de dollars contre 1,252 milliard de dollars pour 2019.

Secteurs les plus attractifs

Sans surprise, le secteur qui arrive au premier rang est celui des technologies. Les entreprises étrangères investissent dans les jeux vidéo, les effets visuels, les centres de données et l’intelligence artificielle. Viennent ensuite l’aérospatiale, puis l’agroalimentaire et les sciences de la vie.

La société internationale d’effets spéciaux Pixomondo, le consultant américain en commerce électronique Gorilla Group ainsi que la firme japonaise en intelligence artificielle Denso ne sont que quelques exemples d’entreprises qui ont choisi d’investir dans la région métropolitaine.

« Denso n’était pas convaincue que Montréal était le bon endroit, soutient Stéphane Paquet, vice-président, Investissements étrangers, en entrevue téléphonique. On était en concurrence avec l’Ontario et les États-Unis. C’est après plusieurs rencontres qu’on les a convaincus d’ouvrir leur centre en intelligence artificielle ici. »

Progression surprenante de l'Asie-Pacifique

Même si le Canada a connu des tensions avec la Chine, les démarcheurs de Montréal International ne se sont pas laissés démonter. Ils sont allés sur le terrain pour courtiser d’autres pays d’Asie. L’an dernier à pareille date, il n’y avait que deux projets conclus dans cette région du monde valant moins de 100 millions de dollars, alors que cette année, on en compte neuf de 300 millions de dollars.

Je suis assez content. On a mis des efforts et on voit des résultats. On a pu être présents au Japon, en Corée et en Australie. Ça donne des chiffres qu’on n’a jamais vus sur une année.

Stéphane Paquet

« Il ne faut pas se le cacher, poursuit-il. Quand une entreprise de l’Asie songe à investir, elle ne pense pas à Montréal. Il faut prendre l’avion et aller expliquer aux gens sur place pourquoi ils doivent investir chez nous. »

Depuis janvier, la majorité des investissements, soit 48 %, viennent des Amériques, 29 % proviennent de l’Europe et 22 % de l’Asie-Pacifique.

Montréal International se réjouit d’avoir contribué à créer des emplois payants, dont la moyenne des salaires est de 90 000 $ par année.

« C’est deux fois le salaire moyen des Québécois », souligne Stéphane Paquet.

D’ici à la fin de l’année, Montréal International estime qu’elle devrait franchir la barre des 2 milliards de dollars en investissements étrangers. Le nombre de projets devrait dépasser les 63 obtenus en 2018.