(New York) Les prix du pétrole ont terminé en baisse jeudi, pénalisés par des indicateurs décevants aux États-Unis et avant un discours très attendu du patron de la Banque centrale américaine Jerome Powell.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre s’est établi à 59,92 dollars à Londres, en baisse de 0,6 % (ou 38 cents) par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance a fini à 55,35 dollars, 0,6 % (ou 33 cents) de moins que la veille.

Le pétrole avait démarré la séance en légère hausse, notamment porté par la baisse des réserves américaines de brut.

Mais les prix de l’or noir ont commencé à chuter après la publication des indices PMI par le cabinet IHS Markit.

Le PMI provisoire du secteur manufacturier pour les États-Unis en août est de 49,9 points, contre 50,5 attendus par les analystes. Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle se replie s’il est inférieur à ce seuil.

Selon John Kilduff, analyste chez Again Capital, le PMI manufacturier a été « particulièrement négatif pour les cours du pétrole, car il indique une contraction dans ce secteur, très gourmand en énergie ».

Par ailleurs, les marchés se montrent nerveux à la veille d’un discours du président de la Fed, Jerome Powell, dont on attend qu’il trace la direction de la politique monétaire d’ici la fin de l’année.

« Des indications en faveur d’une baisse des taux d’intérêt seraient positives pour l’économie américaine et feraient indirectement monter la demande de pétrole, car le dollar s’affaiblirait par rapport aux autres devises », a noté Christin Redmond de Schneider Electric.

Les prix de l’or noir étant libellés en dollar, une chute de la valeur du billet vert fait généralement monter la demande mondiale de pétrole.

Le patron de la Fed n’a pas pris la parole publiquement depuis la baisse des taux décidée le 31 juillet par le Comité monétaire (FOMC), la première depuis la crise financière en 2008.

L’écrasante majorité des acteurs sur les marchés financiers s’attendent à une nouvelle baisse des taux lors de la prochaine réunion du FOMC prévue les 17 et 18 septembre.