(Ottawa) La cadence annuelle des mises en chantier est repartie à la hausse en juin, une donnée économique qui s’ajoute à plusieurs autres semblant dépeindre un deuxième trimestre plus vigoureux pour l’économie canadienne.

La Presse canadienne

Le rythme des mises en chantier de logements a atteint 245 657 unités, en données désaisonnalisées, contre 196 809 unités enregistrées en mai, a indiqué mardi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Ce résultat était supérieur aux 210 000 mises en chantier attendues par les économistes, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Robert Kavcic, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, a estimé que le résultat était un autre facteur qui risquait de contribuer à une forte reprise de la croissance au deuxième trimestre.

« L’activité de construction résidentielle reste solide, car des flux démographiques toujours importants soutiennent la demande d’unités », a écrit M. Kavcic dans une note.

La Banque du Canada doit annoncer mercredi sa nouvelle décision en matière de taux d’intérêt, et les experts s’attendent généralement à ce qu’elle garde son taux directeur inchangé. La banque centrale doit également publier son plus récent Rapport sur la politique monétaire.

L’économie canadienne a connu une faiblesse au dernier trimestre de 2018 et au début de 2019, mais a repris du poil de la bête ces derniers mois, comme le prévoyait la Banque du Canada.

La cadence des mises en chantier en milieu urbain a augmenté de 26 % en juin pour atteindre 234 238 unités.

Le rythme annualisé des projets de logements collectifs tels que les copropriétés, les appartements et les maisons en rangée a augmenté de 31 % à 185 804 unités le mois dernier, tandis que le rythme des mises en chantier de maisons individuelles dans les centres urbains a augmenté de 8 % à 48 434 unités.

Les mises en chantier en milieu rural ont été estimées à un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 11 419 unités.

L’économiste Rishi Sondhi, de la Banque TD, a observé que la construction de logements neufs au Canada continuait à tenir le coup, contrairement au marché de la revente de maisons.

« Cela dit, les mises en chantier ont tendance à diminuer progressivement, la moyenne sur six mois étant bien en deçà de son sommet à court terme de la fin 2017 », a écrit M. Sondhi.

« Nous prévoyons une nouvelle modération, alors que les mises en chantier se rapprochent d’un niveau plus fondamentalement soutenu, d’environ 200 000 unités. »

La moyenne mobile sur six mois des taux mensuels annualisés et désaisonnalisés était de 205 838 unités en juin, contre 200 530 unités en mai.

Dans un rapport distinct, Statistique Canada a indiqué mardi que la valeur des permis de bâtir délivrés par les municipalités avait reculé à 8,2 milliards en mai, après avoir atteint le niveau record de 9,5 milliards en avril.

La valeur des permis de bâtir résidentiels a diminué de 17,2 % pour atteindre 5,0 milliards en mai, après avoir connu une augmentation de 26,6 % en avril.

La valeur des permis de bâtir non résidentiels a diminué de 5,7 % pour atteindre 3,3 milliards en mai.