(Paris) Huit des dix villes les plus chères du monde pour les expatriés se trouvent en Asie en 2019, selon le classement publié mercredi par le cabinet Mercer.

L’étude fait par ailleurs apparaître une remontée dans le classement des villes nord-américaines et une baisse des villes européennes liée à la hausse du dollar par rapport à l’euro.

En termes de coût de la vie pour les expatriés, Paris recule de la 34e à la 47e place et Lyon de la 105e à la 123e.

« C’est très marqué cette année, parce que le dollar s’est apprécié par rapport à beaucoup de monnaies », a déclaré à l’AFP Jean-Philippe Sarra, responsable mobilité internationale de Mercer France.

Ainsi, New York passe de la 13e à la 9e place, San Francisco de la 28e à la 16e et Los Angeles de la 35e à la 18e.

La ville la plus chère du monde pour les expatriés reste comme en 2018 Hong Kong, « à cause du marché immobilier, mais aussi de sa monnaie indexée sur le dollar américain qui augmente inéluctablement le coût de la vie », relève Mercer dans son enquête.

Tokyo se maintient à la 2e place, Singapour passe de la 4e à la 3e, Séoul de la 5e à la 4e, Shanghai de la 7e à la 6e.

La seule ville européenne dans le Top 10 cette année est Zurich, qui recule de la 3e à la 5e place.

La ville qui progresse le plus est Ashkhabad. La capitale du Turkménistan passe de la 43e à la 7e place en raison « d’une pénurie des monnaies fortes, principalement de dollars et d’euros » « qui a fait que mécaniquement, le prix des denrées importées s’envole », explique M. Sarra.

L’inflation peut aussi peser. « En Turquie, la monnaie s’est dépréciée par rapport au dollar mais l’inflation a été tellement importante qu’Istanbul gagne neuf places dans le classement », passant de la 163e à la 154e, selon le responsable de Mercer.

En Chine, Pékin passe de la 9e à la 8e place en raison de l’augmentation des prix des loyers. Un trois-pièces non meublé pour expatriés y coûte désormais 3267,95 euros par mois, contre 2600 euros à Paris, et 7858,72 euros à Hong Kong, détaille Mercer.