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Aéronautique: le Canada perd du terrain, craint l'industrie

L'industrie aéronautique canadienne « perd du terrain progressivement depuis... (PHOTO REGIS DUVIGNAU, REUTERS)

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L'industrie aéronautique canadienne « perd du terrain progressivement depuis quelques temps », constate l'ancien premier ministre québécois Jean Charest, qui dévoile aujourd'hui un rapport destiné au gouvernement fédéral et commandé par l'Association des industries aérospatiales du Canada.

L'industrie compte environ 215 000 emplois et génère 25,5 milliards pour l'économie canadienne, rappelle d'entrée de jeu le rapport intitulé « Cap sur l'horizon ».

« Rien de cela n'est arrivé par hasard et l'ignorer s'avère risqué », prévient-on.

Pour les principaux acteurs de cette industrie, le coup de semonce a été sonné en février 2018, quand son projet de supergrappe a été ignoré par le gouvernement fédéral dans le cadre d'un appel d'offres visant à octroyer 950 millions de dollars à cinq supergrappes.

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Jean Charest

PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES PC

« Ils avaient le sentiment qu'ils seraient retenus, compte tenu de la taille du secteur au Canada et qu'ils sont les plus importants en termes de recherche et développement, note M. Charest. Ils ont été étonnés et déçus. »

C'est ce qui explique qu'on ait confié à M. Charest le mandat de sonder l'ensemble de l'industrie pour produire une série de recommandations adressées au gouvernement fédéral, histoire de regagner son oreille.

« On a été transparents depuis le début, on veut influencer la campagne électorale fédérale », précise M. Charest.

Six priorités

Le rapport établit six priorités, à commencer par la formation de la main-d'oeuvre.

« Nous n'avons pas employé le mot « crise » dans le rapport, mais on n'est très près de ça, estime M. Charest. Les pays qui vont réussir sont ceux qui vont réussir à former de la main-d'oeuvre. »

Que ce soit par la rétention des employés déjà actifs dans le secteur, et dont la moyenne d'âge s'élève à 54 ans, la facilitation de l'immigration ou des programmes d'études-travail alternés, donne-t-il en exemple, l'industrie obtenir de l'aide pour régler ses problèmes de pénurie, estime-t-il.

L'une des constatations les plus étonnantes des consultations menées par M. Charest, reconnaît-il lui-même, est l'appel de l'industrie à investir dans Transport Canada pour maintenir son leadership.

L'organisme est actuellement plongé, à une échelle bien moindre que son équivalent américain, dans une tourmente liée aux problèmes du 737 MAX de Boeing, qu'il a certifié sous les conseils américains.

« Ça a été soulevé avant même l'épisode du MAX, note M. Charest: à quel point c'est un facteur décisif pour un investisseur que l'intégrité du système canadien soit reconnue, qu'une certification obtenue ici soit reconnue ailleurs. »

Or, selon lui, Transport Canada perd tranquillement de l'expertise, notamment parce que ses salaires ne suffisent pas à retenir les meilleurs talents.

Une troisième recommandation d'importance vise à aider les petites et moyennes entreprises à progresser.

« Chez les grands équipementiers, il y a un constat que du côté des fournisseurs, c'est inégal, observe M. Charest. Dans cette industrie, les fournisseurs ont un rôle important à jouer pour partager les risques, la recherche et le développement. Mais beaucoup n'ont pas les moyens ou la masse critique pour se mettre à niveau. »




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