Les hausses de prix de maisons ont été plus importantes à Montréal qu'à Toronto et à Vancouver au cours du premier trimestre, révèle une étude trimestrielle de Royal LePage publiée jeudi.

Mis à jour le 4 avr. 2019
LA PRESSE CANADIENNE

Le prix médian des habitations de la région du Grand Montréal a avancé de 5,5 % pour atteindre 406 332 $ pendant les trois premiers mois de 2019, alors qu'il avançait de 3,4 % dans le Grand Toronto et qu'il reculait de 1,5 % dans le Grand Vancouver.

La croissance des prix est encore plus appréciable dans le centre de Montréal, où elle s'est établie à 8,1 %, ce qui en fait « le marché le plus vigoureux parmi les trois plus grandes régions métropolitaines du pays », a précisé Royal LePage.

Malgré cette augmentation vigoureuse, le prix médian des propriétés montréalaises reste largement inférieur à celui des maisons du Grand Toronto et du Grand Vancouver, où il s'est établi à 836 425 $ et 1,24 million respectivement.

La région de Montréal est favorisée notamment par la faiblesse de son taux de chômage, fait valoir l'étude. Le vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec, Dominic St-Pierre, a souligné dans un communiqué que la santé économique de la métropole faisait grimper la demande des jeunes acheteurs millénariaux « qui génèrent beaucoup de demande sur le marché du condo et continuent de dynamiser les tendances du marché ».

Dans ses perspectives, Royal LePage prévoit que le prix médian des maisons augmentera de 1,6 % à Montréal au deuxième trimestre. Le fournisseur de services aux agences immobilières s'attend à ce que la forte demande, jumelée à un nombre décroissant d'habitations à vendre, maintienne les prix à la hausse, « ce qui devrait finir par tempérer légèrement l'augmentation des ventes pour le reste de l'année ».

Pour l'ensemble du marché canadien, la croissance des prix a ralenti au premier trimestre 2019 par rapport à la même période l'an dernier, pour s'établir à 2,7 %, a précisé Royal LePage.