(Ryad) L’Arabie saoudite a levé trois milliards d’euros pour sa première émission d’obligations en euros, a indiqué le gouvernement mercredi, alors que ce pays pétrolier vise à financer son déficit budgétaire.

Agence France-Presse

Le ministère des Finances a annoncé «le succès de la première offre d’obligations libellées en euros, avec un résultat total de 3 milliards d’euros».

Le plus important exportateur de brut au monde, qui n’avait auparavant émis d’obligations que libellées en dollars, a des budgets déficitaires depuis la chute des cours du pétrole en 2014.

Les commandes d’obligations en euros ont culminé à 13,5 milliards d’euros, soit 4,5 fois les objectifs, a encore indiqué le ministère dans un communiqué.

Les obligations comprennent une tranche offrant 0,78% sur 8 ans, et une autre offrant 2,04% sur 20 ans, a-t-il encore indiqué.

«L’un des avantages de proposer une obligation en euros est d’accroître la diversité des investisseurs», a déclaré le ministre des Finances, Mohammed al-Jadaan.

«La très forte demande a montré que la puissance de l’Arabie saoudite lui permet de pénétrer de multiples marchés», a-t-il ajouté.  

L’Arabie saoudite a accumulé un déficit budgétaire de 313 milliards de dollars US (277 milliards d’euros) sur les cinq dernières années, et prévoit de nouveau un déficit substantiel pour 2019.

Le gouvernement a annoncé un budget expansionniste cette année alors qu’il cherche à relancer l’économie et à la diversifier pour moins dépendre des revenus pétroliers.

L’Arabie saoudite lève des fonds sur les marchés pour contribuer à financer sa transformation économique. Le royaume a également dégagé des revenus supplémentaires en augmentant le prix des carburants et de l’électricité, en imposant une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 5% et en imposant 11 millions d’expatriés.