Les promoteurs de résidences prennent les bouchées doubles en prévision du vieillissement des boumeurs. Dans l’immédiat, cet empressement a pour effet de faire remonter le taux d’inoccupation des places en résidences pour personnes âgées, révèle le rapport sur l’industrie publié hier par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Le taux d’inoccupation au niveau provincial atteint 7,2 %, comparativement à 6,9 % l’an dernier. Depuis deux ans, le taux a pris un point de pourcentage. Il avait diminué de 2,5 points, entre 2013 et 2017.

« La relance de la construction, qui a débuté en 2015, a vraisemblablement fait augmenter l’offre à un rythme plus rapide que la demande, poussant ainsi le taux d’inoccupation à la hausse », écrit l’organisme fédéral en matière d’habitation.

Le taux a augmenté à Montréal pour atteindre 7,1 %, tandis qu’il a légèrement baissé à Québec pour s’établir à 7,2 %.

L’inoccupation remonte également dans le segment des soins assidus, soit celui des unités de logement dont les occupants reçoivent plus de 1,5 heure de soins par jour, tout en restant moins élevée que dans le marché de la personne autonome. Le taux est passé de 4,2 %, en 2018, à 5,7 %, cette année.

La SCHL souligne la nouvelle concurrence des appartements locatifs flambant neufs destinés aux 55 ans et plus.

« Dans des centres, l’offre de places en résidence est maintenant concurrencée par l’augmentation de produits substituts, comme les appartements locatifs traditionnels ou les copropriétés offertes en location.

“Bien que ces types de logements n’offrent pas la même gamme de services que les résidences, ils ont pu répondre à une partie de la demande de places en résidence, auprès de la clientèle âgée autonome. »