(Washington) Le vice-président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Richard Clarida a rejeté mardi l’idée qu’une baisse des taux d’intérêt soit nécessaire pour remédier à la faiblesse de l’inflation.

Agence France-Presse

M. Clarida était interrogé par Bloomberg Television sur le fait qu’il soit peut-être opportun de réduire les taux d’intérêt pour soutenir l’inflation qui aux États-Unis est restée ces derniers mois sous la cible des 2 % que la Fed estime saine pour l’économie.

« Je ne pense pas que nous en soyons là. Nous pensons que la politique monétaire en place actuellement va nous mener à ce niveau » d’évolution des prix, a indiqué le numéro deux de la Fed, abondant dans le sens de ce qu’avait déclaré Jerome Powell, le président de la Banque centrale, la semaine dernière.

Celui-ci avait cité des « facteurs temporaires » pour expliquer que l’inflation soit à 1,5 % sur un an en mars, selon l’indice PCE et assuré que le curseur monétaire était « au bon endroit ».  

Le Comité monétaire de la Fed avait laissé mercredi, dans une décision unanime, les taux d’intérêt inchangés, un peu en dessous de 2,5 %.

La Maison-Blanche, elle, a plaidé pour une baisse des taux pour accélérer la croissance alors qu’il n’y a guère de hausse des prix.

Signe d’une question qui fait débat, un autre responsable de la Fed, James Bullard, président de l’antenne régionale de Saint Louis (Missouri) et membre votant du Comité monétaire cette année, a pour sa part affirmé, dans un entretien à l’agence Reuters vendredi, qu’il était « certainement ouvert à une baisse des taux » si d’ici l’automne l’inflation restait en dessous de la cible de 2 %.