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Les grandes banques américaines suffisamment capitalisées en cas de crise, estime la Fed

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Les membres de la Fed ont aussi souligné que la réforme fiscale adoptée fin 2017 avait affecté négativement les comptes des banques dans l'immédiat, même si sur le long terme, ces réductions d'impôts leur seraient bénéficiaires.

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Agence France-Presse
Washington

Les géants bancaires américains sont «solidement capitalisés» et devraient résister à une crise économique sévère malgré de lourdes pertes, a estimé jeudi la Fed à l'issue de la première phase des tests de résistance.

En cas de récession très marquée, les 35 grandes banques examinées par la Réserve fédérale enregistreraient des pertes de 578 milliards de dollars, supérieures à celles envisagées dans les tests de résistance de 2017 (493 milliards).

Ces tests généraux seront complétés le 28 juin par des résultats individuels (tests «qualitatifs»), au cours desquels la Fed donnera ou non son feu vert aux projets de chacun des établissements de rémunérer les actionnaires via des rachats d'actions et des versements de dividendes.

L'édition 2018 des tests de résistance, menés par la Fed pour éprouver la solidité du secteur bancaire en cas de crise, prévoyait une brutale récession mondiale avec un bond du taux de chômage à 10%, accompagnée de turbulences sur le marché obligataire.

Ces tests, dont c'est la huitième édition, ont été mis en place par la loi financière Dodd-Frank après la crise de 2008 pour s'assurer que les banques ont les reins solides en cas de crise systémique.

Lors d'une conférence téléphonique jeudi, des responsables de l'autorité de régulation ont affirmé que le scénario catastrophe imaginé par la Fed était plus sévère cette année que celui de l'année précédente, expliquant en partie l'aggravation des pertes du secteur.

Les pertes des prêts réalisés sur les cartes de crédit seraient notamment importantes (113 milliards de dollars).

Les membres de la Fed ont aussi souligné que la réforme fiscale adoptée fin 2017 avait affecté négativement les comptes des banques dans l'immédiat, même si sur le long terme, ces réductions d'impôts leur seraient bénéficiaires.

«Malgré un scénario difficile et d'autres facteurs qui ont affecté les tests cette année, le niveau de capitaux des groupes bancaires après l'hypothèse d'une récession mondiale très sévère est meilleur que ce qu'il était parmi les grandes banques durant les années qui ont mené à la récession» de 2009, a affirmé Randal Quarles, gouverneur de la Fed responsable de la régulation, dans un communiqué.

Le niveau cumulé de fonds propres de haute qualité (Tier 1) passerait de 12,3% à 7,9%, ce qui est inférieur à la performance des tests de 2017.

Une dizaine de banques étrangères - à travers leurs filiales américaines - faisaient partie de cette première phase des tests. Parmi elles Deutsche Bank, BNP Paribas, Barclays, Crédit Suisse et UBS.

Les 35 banques examinées représentent à elles seules 80% des actifs bancaires détenus aux États-Unis et ont renforcé leurs capitaux propres de 800 milliards de dollars depuis la crise de 2009.




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