Le gouvernement de l'Alberta se lance dans la mêlée pour aider Edmonton et Calgary à décrocher le nouveau siège social nord-américain du mastodonte de la vente en ligne Amazon.

La première ministre Rachel Notley a annoncé lundi qu'une équipe d'hommes d'affaires et de chercheurs aidera les deux villes à présenter les meilleures candidatures qui soient.

Amazon a annoncé plus tôt ce mois-ci qu'elle dépensera 5 milliards $ US pour ouvrir un deuxième siège social en Amérique du Nord, ce qui se traduira par la création de quelque 50 000 emplois.

La compagnie a précisé vouloir s'installer près d'une ville d'au moins un million d'habitants et à proximité d'un aéroport international; avoir accès aux meilleurs talents techniques et au transport en commun; et disposer de suffisamment d'espace pour prendre de l'expansion au cours de la prochaine décennie.

Mme Notley estime que l'Alberta comptera parmi le 10 % des meilleures candidatures, en raison de son régime fiscal généreux, de sa main-d'oeuvre jeune et de son réseau d'institutions postsecondaires.

Le siège social d'Amazon, à Seattle, compte plus de 40 000 employés, 33 immeubles et 24 restaurants. Amazon accepte les candidatures jusqu'au 19 octobre et annoncera sa décision l'an prochain.

La concurrence s'annonce féroce. Le premier ministre manitobain Brian Pallister a annoncé la création d'une «Équipe Manitoba» pour convaincre Amazon d'emménager à Winnipeg et le responsable de la candidature de l'Ontario, Ed Clark, a dit que la province est prête à se montrer généreuse, mais qu'elle n'offrira pas des milliards de dollars au géant américain.

À Montréal, le maire Denis Coderre a récemment annoncé sur Twitter son intention de convaincre Amazon que Montréal est la métropole dont elle rêve.