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Stingray fait son entrée sur Amazon Prime

Grâce à une nouvelle entente avec le géant Amazon, le fournisseur québécois de... (Photo Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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Photo Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Grâce à une nouvelle entente avec le géant Amazon, le fournisseur québécois de services musicaux Groupe Stingray Digital croit qu'il pourra accélérer de façon marquée sa croissance aux États-Unis.

L'entreprise a profité du dévoilement de ses résultats du quatrième trimestre jeudi pour annoncer que ses chaînes Classica, Djazz et Karaoke seront ajoutées à celles actuellement offertes par le détaillant électronique américain sur son service Amazon Prime.

«C'est un service qui compte 80 millions d'abonnés aux États-Unis et 200 millions d'abonnés à travers le monde, a dit le président et chef de la direction de Stingray, Eric Boyko, au cours d'un entretien téléphonique. Dans les prochains mois, on pourra effectuer des lancements en Allemagne, en Autriche, au Royaume-Uni, en Australie, en Inde ainsi qu'au Japon.»

Les abonnés d'Amazon Prime qui voudront avoir accès aux chaînes de Stingray devront payer mensuellement, ce qui permettra à l'entreprise québécoise de générer des revenus.

En plus de compter le géant des télécommunications AT&T parmi ses clients aux États-Unis, Stingray a récemment élargi son entente avec Comcast pour offrir certaines chaînes spécialisées.

«Nous pensions pouvoir compter 5000 abonnés après un an, mais après 60 jours on en a eu 40 000», a dit M. Boyko.

Les États-Unis ne représentent que 15 % des revenus annuels de Stingray - lesquels ont franchi la barre des 100 millions $ l'an dernier. L'entreprise ambitionne de doubler son chiffre d'affaires américain à moyen terme.

Son grand patron s'attend à ce que d'autres géants de la câblodistribution, comme Verizon, veuillent imiter Comcast et Amazon, ce qui, espère-t-il, pourrait ouvrir la porte à d'autres partenariats au sud de la frontière.

Quant à sa performance pour le quatrième trimestre terminé le 31 mars, Stingray a répondu aux attentes en affichant une croissance de ses profits et revenus.

L'entreprise a engrangé un bénéfice net de 4,6 millions $, ou 9 cents par action, en progression de 41,9 % par rapport sur un an, alors que ses revenus ont progressé de 3,3 %, à 26,5 millions $.

Les recettes récurrentes ont pour leur part été de 22,6 millions $, en hausse de 3,8 % sur un an.

Abstraction faite des éléments non récurrents, Stingray a affiché un bénéfice ajusté de 10,5 millions $, ou 20 cents par action, par rapport à 7,1 millions $, ou 14 cents par action, à la même période l'an dernier.

Cette performance a dépassé les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un bénéfice ajusté de 14 cents par action.

En ce qui a trait à l'exercice, le chiffre d'affaires de Stingray a franchi le cap des 100 millions $ pour la première fois en s'établissant à 101,5 millions $, en hausse de 12,8 %.

Depuis le début de son exercice, la compagnie a effectué deux acquisitions, notamment Yokee Music, une entreprise établie en Israël spécialisée dans les applications interactives.

«Nos revenus internationaux représentent environ 46 % de notre chiffre d'affaires et ils devraient grimper à plus de 50 % au cours de l'exercice», a estimé M. Boyko.

Stingray a toutefois vu ses profits nets fléchir de 22,8 %, à 10,7 millions $, ou 21 cents par action. Sur une base ajustée, son bénéfice a grimpé de 12,3 %, à 27,3 millions $, ou 53 cents par action.

L'action de Stingray a retraité jeudi de 12 cents à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 7,47 $.




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