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Sprint maintient qu'il va réellement créer 5000 emplois aux É.-U.

L'opérateur américain de téléphonie mobile Sprint a réaffirmé vendredi que ses... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG NEWS)

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Agence France-Presse
SAN FRANCISCO

L'opérateur américain de téléphonie mobile Sprint a réaffirmé vendredi que ses 5000 emplois annoncés cette semaine par le président élu Donald Trump étaient bien des nouveaux emplois, démentant des rumeurs selon lesquelles ils avaient déjà été annoncés en 2015.

Il a en revanche confirmé qu'ils faisaient partie des 50 000 postes que sa maison-mère, le groupe japonais SoftBank, a promis plus tôt cette année de créer aux États-Unis.

«Les 5000 nouveaux emplois annoncés cette semaine ne sont pas liés à notre annonce précédente (...) en avril 2015. Les annonces sont sans rapport» entre elles, a indiqué une porte-parole de l'opérateur vendredi dans un courriel à l'AFP.

«Notre annonce cette semaine faisait partie de l'engagement de Masa (surnom de Masayoshi Son, PDG de SoftBank NDLR) et visait à montrer que nous travaillons maintenant pour aider à réaliser cet engagement», a-t-elle ajouté.

Donald Trump, qui avait fait du rapatriement d'emplois aux Etats-Unis un de ses chevaux de bataille durant la campagne, a annoncé mercredi que Sprint allait «ramener 5000 emplois aux États-Unis».

L'opérateur avait indiqué pour sa part s'être engagé à «créer ou rapatrier» dans le pays 5000 emplois d'ici la fin mars 2018, sans préciser où exactement.

Certains blogues ont alors dénoncé une fausse nouvelle, mettant en avant un article du Kansas City Star, le journal local de la ville où Sprint est basé, remontant à avril 2015 et évoquant déjà un plan de l'entreprise pour embaucher 5000 personnes aux États-Unis.

«Les 5000 emplois sont des NOUVEAUX emplois que @sprint crée ou rapatrie aux États-Unis», avait déjà répliqué jeudi le patron de Sprint, Marcelo Claure, sur son compte Twitter. «Arrêtez de spéculer. Ceci n'a RIEN à voir avec les initiatives annoncées précédemment par Sprint.»

La question des fausses informations est un sujet sensible actuellement aux États-Unis, où leur circulation durant la campagne électorale, en particulier sur les réseaux sociaux, est accusée d'avoir aidé la victoire de Donald Trump, lui-même régulièrement accusé de biaiser ses annonces.

En novembre, il avait affirmé avoir contrecarré une délocalisation de production du constructeur automobile Ford, qui n'aurait toutefois provoqué aucune suppression d'emploi.

En même temps que les 5000 emplois de Sprint, le président-élu avait repris à son compte mercredi 3000 embauches déjà annoncées plus tôt ce mois-ci par une autre entreprise américaine, OneWeb, suite à l'obtention d'un milliard de dollars d'investissements auprès là encore de SoftBank.

Certains observateurs soupçonnent le groupe japonais de chercher à gagner les bonnes grâces du nouveau président en vue de repartir à l'assaut d'un autre opérateur de téléphonie mobile américain, T-Mobile, qu'il avait échoué à fusionner avec Sprint dans le passé à cause des réticences des régulateurs américains.

C'est d'autant plus important pour Sprint que, comme beaucoup d'autres acteurs du secteur technologique, son patron avait préféré soutenir Hillary Clinton durant la campagne. Marcelo Claure avait même qualifié Donald Trump de «trop risqué», selon une invitation reprise dans les médias et envoyée pour une soirée de levée de fonds qu'il organisait à titre personnel pour la candidate.




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