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Failwatching: précieux échecs

Jevto Dedijer, de Failwatching... (Photo fournie par Jevto Dedijer)

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Jevto Dedijer, de Failwatching

Photo fournie par Jevto Dedijer

« Les échecs sont trop précieux pour ne pas en tirer profit ! », lance d'emblée Jevto Dedijer, qui donne des conférences et des ateliers mettant en vedette des échecs célèbres, lamentables, parfois rigolos (le ketchup mauve fluo, ça vous dit quelque chose ?).

Ce Montréalais d'origine suédoise, qui a notamment travaillé pour IKEA, considère que l'échec est « plus une source d'amélioration que de honte ».

Il s'étonne et déplore donc que les entreprises soient promptes à cacher leurs fiascos sous le tapis. Mais il comprend le réflexe. Le mot échec « est chargé ».

« C'est une bonne idée d'avoir un wall of fail, pas juste un wall of fame [mur des échecs, pas seulement des succès] », suggère-t-il.

Comment apprendre?

L'attitude des organisations face à leurs échecs dépend beaucoup de l'attitude des patrons, constate-t-il dans sa pratique. « Tout part du dirigeant. Il ne doit pas montrer du doigt, c'est-à-dire chercher des coupables. Il doit être ouvert. Et donner le droit à l'erreur à ses employés. »

Pour apprendre d'un échec, il faut d'abord déterminer ce qui s'est passé et « à quel endroit dans le processus ça a foiré ». Comme le fait systématiquement le secteur aéronautique après tout accident. « C'est sûr qu'ils ont la vie des gens entre les mains. Mais dans d'autres secteurs, c'est la survie de l'entreprise qui est en péril », fait valoir Jevto Dedijer.

Dans certains cas, il en convient, la cause exacte du problème n'est pas facile à préciser. Mais il faut au moins tenter de la chercher.

« Faites un post-mortem. Analysez vos échecs pour ne pas les répéter. Quand vous voyez les échecs des autres, c'est bien l'fun d'en rire, mais après, demandez-vous ce que vous pouvez apprendre de ça. »

Pas que des brillants

Quand on regarde l'échec d'une autre entreprise, il est parfois tentant de croire qu'elle a simplement été victime de malchance ou d'un mauvais concours de circonstances. Que ses employés et dirigeants ne peuvent quand même pas être assez bêtes pour avoir pris de mauvaises décisions. Qu'on aurait sans doute fait pareil. Que l'avenir était impossible à prédire.

Jevto Dedijer ne croit pas qu'il faille nécessairement avoir tant d'empathie.

« Je pense que des fois, on surestime l'humain, dit-il. Il y a des cons partout. Ce n'est pas parce que c'est une grande entreprise que tous les employés sont brillants. Et surtout, il y a de la politique, des gens qui n'osent pas dire non aux patrons, etc. »




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