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Fed: Fischer soutient des mesures de relance budgétaire

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Tout en paraissant plus enthousiaste sur des mesures de relance que ne l'a montré Janet Yellen, la présidente de la Fed, devant le Congrès la semaine dernière, le numéro deux de la banque centrale, Stanley Fischer, a toutefois ajouté qu'il n'y avait «pas de grande marge de manoeuvre pour creuser le déficit».

Photo Kevin Lamarque, Archives Reuters

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Agence France-Presse
Washington

Le vice-président de la Réserve fédérale (Fed) Stanley Fischer a estimé lundi que des mesures de relance budgétaire seraient bienvenues pour soutenir l'économie américaine.

«Même s'il y a un désaccord sur le type de mesures budgétaires à prendre, la combinaison d'une amélioration des infrastructures, d'une meilleure éducation, d'un encouragement à l'investissement privé et d'une régulation plus efficace ont probablement un rôle à jouer dans la promotion d'une croissance plus rapide de la productivité et du niveau de vie», a affirmé M. Fischer lors d'une conférence à Washington.

Le président élu Donald Trump a promis au cours de sa campagne électorale des mesures massives de relance budgétaire en terme de dépenses d'infrastructures et de réductions d'impôts pour les sociétés.

Tout en paraissant plus enthousiaste sur des mesures de relance que ne l'a montré Janet Yellen, la présidente de la Fed, devant le Congrès la semaine dernière, le numéro deux de la banque centrale a toutefois ajouté qu'il n'y avait «pas de grande marge de manoeuvre pour creuser le déficit».

Les économistes craignent en effet que des mesures de relance ne créent davantage d'inflation car le marché du travail est proche du plein emploi.

Interrogé sur l'appréciation du dollar, M. Fischer a reconnu que cela avait «un impact négatif» sur les exportations américaines, mais le niveau du billet vert «n'empêchera pas» la Fed «de faire ce qu'elle doit faire sur la base de ce qui se passe pour l'inflation et l'emploi», a-t-il ajouté.

M. Fischer s'est montré ferme sur l'importance de la régulation financière et l'indépendance de la banque centrale, alors que celle-ci a été critiquée au cours de la campagne électorale.

Après la crise financière de 2008, «nous avons augmenté les fonds propres dans le système bancaire, nous ne devons pas abandonner cela. Nous avons fait changer les comportements sur le marché des produits dérivés, certains n'aiment pas ça, mais nous ne devons pas abandonner cela», at-t-il insisté.

«Si nous ne préservons pas cela, on créera d'autres problèmes», a-t-il poursuivi, se disant «surpris» de voir qu'«en parlant avec des gens du secteur financier, il semble qu'il ne se soit rien passé !», en 2008-2009.

«Mais il s'est bien passé quelque chose et cela a créé beaucoup de désarroi», a-t-il ajouté faisant référence à la Grande Récession intervenue dans le sillage de la crise des prêts immobiliers à risque.

Dans son discours devant le Council on Foreign Relations, un institut d'études, M. Fischer a jugé que l'économie des États-Unis «se comportait relativement bien» et que le taux de chômage à 4,9% approchait son niveau optimal tandis que l'inflation «se raffermit vers l'objectif de 2%». Il n'a pas évoqué explicitement la future hausse des taux que les marchés attendent pour mi-décembre, mais ces deux arguments vont dans le sens d'un prochain resserrement du crédit.




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