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Scandale des paris sportifs: Amaya s'en mêle

DraftKings et FanDuel ont été forcées de publier... (Photo Andrew Harrer, Bloomberg)

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DraftKings et FanDuel ont été forcées de publier des communiqués dans les derniers jours pour défendre leur crédibilité à la suite d'allégations qui s'apparentent à du délit d'initiés.

Photo Andrew Harrer, Bloomberg

Richard Dufour

L'entreprise montréalaise Amaya, qui tente de faire sa place dans le secteur du pari sportif en ligne, a décidé hier de se mêler à la controverse qui secoue les deux plus importants acteurs de l'industrie.

Le scandale

L'affaire a rapidement pris des proportions importantes avec la publication en début de semaine d'un article du New York Times coiffé du titre «Un scandale éclate dans le monde du pari sportif». Les deux entreprises dominantes dans le secteur, DraftKings et FanDuel, ont été forcées de publier des communiqués dans les derniers jours pour défendre leur crédibilité à la suite d'allégations qui s'apparentent à du délit d'initiés.

La semaine dernière, un employé de DraftKings a publié accidentellement des données confidentielles sur le blogue de l'entreprise. Deux jours plus tard, il remportait 350 000$ sur le site du concurrent FanDuel.

Le truc

Une personne qui peut obtenir accès aux tendances de sélection de joueurs par les parieurs bénéficie d'un avantage concurrentiel. D'un point de vue stratégique, il importe que la composition de son alignement se démarque de celle des autres car moins il y a de parieurs qui ont sélectionné un joueur en particulier, plus la performance de la sélection sera élevée si le parieur a fait de bons choix. Les données que l'employé de DraftKings a publiées montraient quels joueurs revenaient le plus fréquemment dans les sélections des parieurs.

Le problème

Un employé de DraftKings ne pouvait pas parier chez DraftKings, mais pouvait le faire chez le concurrent FanDuel, et vice-versa. Comme les deux sites fonctionnent avec un modèle similaire, si un employé pouvait avoir accès à des informations confidentielles, il pouvait potentiellement s'en servir pour parier sur le site du concurrent et augmenter ses chances de gagner. L'intégrité des activités a été attaquée, ce qui a attiré l'attention du procureur général de New York. Ce dernier a lancé une enquête même si DraftKings a nié toute faute après avoir mené une enquête interne. Depuis mardi, DraftKings et FanDuel ne permettent plus à leurs employés de participer aux paris.

La position d'Amaya

La direction d'Amaya demande une réglementation plus sévère. Amaya est surtout connue pour ses populaires sites PokerStars et Full Tilt, mais l'entreprise a fait l'acquisition plus tôt cette année d'une plateforme de pari sportif qu'elle a rebaptisée «StarsDraft». Dans son communiqué publié hier matin, Amaya déplore les pratiques actuelles d'autoréglementation.

La direction d'Amaya ajoute qu'elle entend travailler de manière active avec les autorités gouvernementales américaines afin que des lois soient adoptées pour protéger les joueurs et que des mesures de contrôle soient mises en place pour assurer l'intégrité des activités.

Le marché

La taille du marché du pari sportif (communément appelé fantasy sports) est évaluée à 26 milliards US cette année par la Fantasy Sports Trade Association. Le football est le sport qui génère la majorité des revenus (73%). Selon l'organisme, le nombre de joueurs a plus que doublé depuis sept ans. Il se trouverait 56,8 millions de joueurs au Canada et aux États-Unis, qui dépensent en moyenne 465$ par année. Dans le segment des ligues sportives imaginaires d'un jour (daily fantasy sports), DraftKings et FanDuel se partagent 90% du marché. Ensemble, DraftKings et FanDuel pouvaient se targuer en début d'année d'avoir 1,2 million de visiteurs actifs par mois.




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