Le syndicat représentant les travailleurs en lockout de l'Imprimerie Mirabel, propriété de Québecor (t.qbr.b) , affirme qu'une arbitre a ordonné à l'employeur de réintégrer 13 des 15 travailleurs mis à pied en janvier dernier une fois que le conflit de travail sera terminé.

Mis à jour le 16 sept. 2015
LA PRESSE CANADIENNE

Selon la section locale 555M du syndicat des Teamsters, ces employés récupéreront l'équivalent de leur salaire ainsi que des autres avantages dont ils ont été privés, ce qui représente des «centaines de milliers de dollars».

Citant la décision de l'arbitre Suzanne Moro, la partie syndicale affirme que les syndiqués oeuvrant à l'imprimerie de Mirabel bénéficiaient d'une entente sur la sécurité d'emploi, ce qui a motivé la décision de Mme Moro de trancher en leur faveur.

Par courriel, la vice-présidente aux communications de Groupe Média Groupe TVA, Véronique Mercier, a répliqué au syndicat en affirmant qu'aucun des employés visés par la décision de l'arbitre Moro ne bénéficiait de l'entente sur la sécurité d'emploi.

Elle a ajouté qu'à ce jour, aucun des employés protégés par cette clause n'a été mis à pied.

Trente-cinq autres travailleurs syndiqués mis à pied avant le décret du lockout pourraient également réintégrer leurs fonctions, selon le syndicat, qui dit attendre une autre décision arbitrale au cours des prochaines semaines.

Décrété le 1er septembre, le lockout touche le groupe des presses, c'est-à-dire les pressiers, mécaniciens, électriciens et manutentionnaires.

Les négociations concernent une centaine d'employés. Les quotidiens Le Devoir, Le Journal de Montréal et 24 heures sont imprimés à l'usine de Mirabel, située dans les Laurentides.

La direction de l'imprimerie avait justifié sa décision en faisant valoir l'échec de négociations entreprises il y a plusieurs mois.