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Baidu va investir jusqu'à 600 millions de dollars dans Uber

L'application Uber Taxi permet d'appeler un taxi sans... (PHOTO MARTIN ROY, ARCHIVES LE DROIT)

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L'application Uber Taxi permet d'appeler un taxi sans passer par un répartiteur, tandis qu'avec le service UberX, n'importe quel automobiliste peut utiliser son véhicule pour offrir des courses.

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Agence France-Presse
SHANGHAI

Le géant de l'internet chinois Baidu va réaliser un investissement «stratégique» pouvant atteindre 600 millions de dollars dans l'américain Uber, leader mondial du véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), a rapporté vendredi un média d'Etat.

Le groupe chinois a programmé une conférence de presse le 17 décembre à Pékin, où sera dévoilée la signature d'un «important investissement transfrontalier et accord de coopération stratégique»

Au côté de Robin Li, emblématique dirigeant de Baidu, c'est Travis Kalanick, cofondateur et patron du service controversé de voiturage Uber, qui devrait participer à cet évènement, a indiqué la Radio nationale chinoise (CNR).

Baidu devrait alors faire état d'un investissement massif dans Uber, pouvant atteindre au maximum 600 millions de dollars, a précisé CNR.

La start-up américaine avait annoncé début décembre avoir réalisé une nouvelle collecte de fonds de 1,2 milliard de dollars, mais s'était dite toujours à la recherche de capitaux supplémentaires pour financer son développement à l'international «en particulier dans la région Asie-Pacifique».

Uber, fondé en 2009 et présent dans plus de 250 villes et 50 pays, est surtout connu pour son application mobile de location de voiture avec chauffeur qui se sert de la géolocalisation pour mettre l'utilisateur en contact avec un véhicule.

Mais le groupe s'est attiré les foudres des sociétés de taxis traditionnels et fait face à de multiples démêlés judiciaires.

Il s'est vu interdire en Espagne par un juge il y a deux jours, se heurte à des obstacles réglementaires en Allemagne et aux Pays-Bas, et doit affronter des plaintes des autorités danoises et norvégiennes.

En Inde, les autorités de New Dehli ont mis fin cette semaine à l'activité de tous les VTC après qu'une jeune femme a accusé un chauffeur d'Uber de l'avoir violée.

En Chine, en revanche, le développement d'Uber interviendrait sur un marché déjà extrêmement compétitif, où prospèrent deux applications d'appels de taxis et véhicules --Kuaidi Dache, soutenu par le numéro un chinois du commerce en ligne Alibaba, et Didi Dache, appuyé par Tencent, autre mastodonte de l'internet local.

De quoi transformer le pays en terrain de bataille «entre mercenaires des Trois Royaumes», a ironisé CNR dans une allusion à une période fort agitée de l'histoire chinoise antique.

Selon le cabinet Analysys International, Kuaidi Dache contrôlait au troisième trimestre 54,4 % du marché contre 44,9 % de parts pour Didi Dache.

Uber a commencé à s'introduire en Chine à partir d'août 2013, d'abord à Shanghai, puis à Pékin, Shenzhen et Canton (sud), ainsi que Tianjin (est).




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