Le commerce extérieur canadien se ranime enfin

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En septembre, le surplus du commerce international de marchandises a atteint 710 millions, ce qui a plus que compensé le déficit de 460 millions enregistré en août. Statistique Canada l'avait auparavant estimé à 610 millions.

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Rudy Le Cours
La Presse

Si la dégradation du climat socio-économique mondial ne s'aggrave pas davantage, le Canada sera en mesure de dégager un excédent commercial cette année, grâce avant tout à ses exportations d'énergie.

En septembre, le surplus du commerce international de marchandises a atteint 710 millions, ce qui a plus que compensé le déficit de 460 millions enregistré en août. Statistique Canada l'avait auparavant estimé à 610 millions.

Après neuf mois cette année, le Canada enregistre un surplus de 5,3 milliards, ce qui représente un renversement complet par rapport au déficit de 5 milliards observé à pareille date l'an dernier.

Les volumes d'exportations ont enfin atteint leur niveau d'avant récession, soit après quatre ans d'expansion économique.

En septembre, l'excédent est le résultat d'une bonne performance: les volumes d'exportations étaient à la hausse de 1,6% tandis que ceux des biens importés ont reculé de 1%, en raison surtout d'activités de maintenance dans les raffineries.

Néanmoins, les achats à l'étranger de machines, matériel et pièces industriels de même que d'équipements électroniques étaient à la hausse.

Dans ce dernier cas, la mise en vente de nouveaux téléphones intelligents par Apple explique en partie cette augmentation. Chose certaine, elle est responsable du bond des importations américaines en provenance de Chine qui ont contribué à creuser le déficit commercial américain. À 43 milliards, c'est le plus élevé depuis février. Les économistes américains y voient les résultats de la dégradation de l'économie mondiale amorcée en fin d'été.

C'est aussi le jugement de la Banque du Canada. Lundi, le gouverneur Stephen Poloz l'a exprimé en ces termes: «Tant que la reprise ne sera pas plus franche, surtout du côté de la demande d'exportations, bon nombre [d'entreprises] croient qu'il est trop risqué de prendre de l'expansion.»

Les investissements des entreprises, qui n'ont pas encore retrouvé leur niveau prérécession, semblent toutefois sortir de leur léthargie, si on se fie aux achats à l'étranger d'équipements de toutes sortes. En un an, leur valeur a grimpé de 15,3%.

Il faut dire que la valeur des exportations canadiennes est en hausse de 8,4% depuis un an.

La dégradation de l'économie mondiale n'était pas présente dans les données du commerce international en septembre, mais elle pourrait devenir palpable avec la publication des chiffres d'octobre.

En septembre, le déficit canadien dans le commerce avec l'Union européenne dépassait légèrement le demi-milliard. Un an plus tôt, il frisait le milliard. Avant la récession, le Canada était parvenu à équilibrer son commerce avec ce marché.

Malheureusement, la Commission européenne a réduit hier ses prévisions de croissance pour la zone euro. Estimée en mai à 1,2%, elle est ramenée à 0,8% seulement pour le groupe de 18 pays. En 2015, la prévision est ramenée de 1,7% à 1,1% seulement.

En septembre, la plupart des catégories de biens exportés étaient à la hausse, avec des gains substantiels dans les minerais non métalliques et les métaux bruts ou transformés et dans les véhicules automobiles. En revanche, les produits agricoles et les aéronefs accusaient un repli.

Le surplus commercial de septembre assure que le commerce international aura eu une contribution positive à la croissance durant l'été pour un huitième trimestre d'affilée. À hauteur de 2,3 milliards, c'est le plus élevé en près de trois ans.




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