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Le taux de chômage s'est maintenu à 7 % en août

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L'emploi a principalement augmenté dans le travail à temps partiel.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le taux de chômage s'est maintenu à 7 % en août, a révélé vendredi Statistique Canada.

Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi a augmenté de 81 000 (+0,5 %), principalement dans le travail à temps partiel. Durant la même période, le nombre total d'heures travaillées était pratiquement inchangé, a ajouté l'agence fédérale.

En août, l'emploi a diminué chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans et chez les femmes âgées de 25 à 54 ans. Parallèlement, l'emploi a augmenté chez les hommes âgés de 25 à 54 ans.

À l'échelle provinciale, l'emploi a reculé en Alberta et à Terre-Neuve-et-Labrador, alors qu'il a progressé en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

Il y avait moins de personnes en emploi dans le commerce de gros et le commerce de détail ainsi que dans le secteur du transport et de l'entreposage. Des hausses de l'emploi ont été observées dans le secteur de la construction, dans les services professionnels, scientifiques et techniques de même que dans les administrations publiques.

Le nombre d'employés du secteur privé a diminué en août, alors que le nombre de travailleurs autonomes a augmenté.

Des économistes doutent après les erreurs de juillet

OTTAWA - L'économie canadienne a laissé filer des emplois au mois d'août, ce qui a été attribué à de fortes pertes dans le secteur privé, mais des économistes, qui s'attendaient plutôt à une modeste création d'emplois, ont accueilli ces nouvelles données de Statistique Canada avec une certaine méfiance.

L'agence statistique nationale a fait état vendredi d'une perte nette de 11 000 emplois pour le mois dernier, essentiellement des emplois à temps partiel, tandis que le taux de chômage est resté inchangé à 7 %. Les économistes visaient plutôt un gain d'environ 10 000 emplois.

Une impressionnante perte de 112 000 emplois dans le secteur privé n'a été que partiellement compensée par une hausse du nombre de personnes se tournant vers le travail autonome et la progression soutenue des emplois dans le secteur public.

Mais certains économistes, mal à l'aise depuis que Statistique Canada a admis avoir réalisé une importante erreur dans ses données sur le marché de l'emploi de juillet, ont soulevé certaines questions par rapport aux chiffres dévoilés vendredi.

L'agence a été forcée le mois dernier d'émettre une correction majeure à son rapport sur la population active, après avoir erronément fait état de la création de 200 emplois en juillet. Une semaine plus tard, Statistique Canada republiait ses données et annonçait plutôt que 42 000 emplois avaient vu le jour en juillet. L'agence a indiqué qu'il s'agissait d'une erreur humaine liée à la mise à jour de systèmes informatiques.

Cette fois, certains économistes se montrent sceptiques quant à la quantité impressionnante de pertes d'emplois dans le secteur privé et aux gains étonnants du nombre de travailleurs autonomes.

«Devinez quoi? Nous allons recommander à nos clients d'être très prudents avec les chiffres sur l'emploi canadien», ont écrit les économistes Derek Holt et Dov Zigler, de la Banque Scotia, dans une note à leurs clients.

Ils font remarquer qu'il n'y a jamais eu une telle hausse du nombre de travailleurs autonomes en un seul mois - ni une telle chute du nombre d'emplois dans le secteur privé -, depuis que Statistique Canada a commencé à compiler les données sur la population active, en 1976. Le fait que ces pertes et ces gains semblent s'annuler l'un et l'autre au mois d'août est «très douteux» aux yeux des économistes de la Scotia.

«Ce sont là des coïncidences absolument fascinantes», ont écrit MM. Holt et Zigler.

Contactée au sujet des remarques des économistes, Statistique Canada a indiqué qu'elle ne réagissait pas «au sujet des opinions ou commentaires faits par des individus à l'extérieur de l'agence».

Questionné vendredi à savoir s'il avait toujours confiante en la qualité des données de Statistique Canada, le ministre des Finances, Joe Oliver, a succinctement répondu que oui.

Malgré tout, les pépins du mois dernier ont exacerbé les inquiétudes de certains économistes vis-à-vis ce qu'ils perçoivent comme une forte volatilité dans les données sur l'emploi d'un mois à l'autre. Certains d'entre eux préfèrent se référer aux moyennes sur trois, six et 12 mois, plutôt que sur les données mensuelles les plus récentes.




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