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L'expansion européenne se poursuit pour Pelmorex

Peu importe où l'on se trouve dans le monde, il n'y a pas plus passe-partout... (ILLUSTRATION LA PRESSE)

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Peu importe où l'on se trouve dans le monde, il n'y a pas plus passe-partout comme sujet que la météo. L'occasion est donc belle pour Pelmorex, l'entreprise derrière Météomédia et The Weather Network, de s'exporter et c'est en plein ce que son fondateur a en tête.

« Nous visons environ trois pays d'Europe cette année », confie Pierre Morrissette, qui agit maintenant comme président du conseil d'administration de l'entreprise qui fête ses 25 ans.

L'expansion européenne de Pelmorex n'est pas nouvelle. Elle a débuté il y a deux ans avec l'achat du site ElTiempo.es, décrit par M. Morrissette comme le leader espagnol de la température sur le web et dans les applications mobiles.

Elle s'est poursuivie il y a un peu plus de six mois avec l'ouverture d'une version locale de The Weather Network en Angleterre, qui figure parmi les 10 meneurs du marché, estime-t-il. « Nous sommes en train d'embaucher une équipe là-bas. Nous voulons être dans les trois premiers. »

Et la croissance européenne se poursuivra de plus belle au cours des prochains mois, pour les mêmes raisons qu'elle a commencé.

« Les services numériques ne connaissent pas les frontières, explique M. Morrissette. On s'aperçoit donc qu'il y a de plus en plus de services météo disponibles via l'internet ou les applications mobiles. »

Bien implanté au Canada

Il faut dire que les possibilités de croissance au Canada commencent à être saturées. Ses chaînes télé, à distribution obligatoire, sont déjà présentes dans 99 % des foyers qui s'abonnent à un service télé, tandis que ses sites internet francophone et anglophone sont parmi les plus visités du Canada.

En ajoutant les applications mobiles, qui figurent elles aussi parmi les plus populaires du Canada, Météomédia et The Weather Network rejoignent de 20 à 22 millions de Canadiens différents chaque mois, « dont la majorité toutes les semaines ou tous les jours », ce qui lui confère « la plus forte portée de tous les services médias au Canada ».

C'est donc une belle progression pour une entreprise qui ne comptait environ que 5 millions d'abonnés en 1993, quand Pelmorex en a fait l'acquisition auprès du syndic impliqué dans la faillite de Lavalin. Cette dernière avait lancé les deux chaînes météorologiques cinq ans plus tôt, en 1988.

Alors uniquement présente à la télévision par câble, Météomédia est aujourd'hui devenue une leader inattendue dans le domaine technologique, ou plus particulièrement dans la vente publicitaire en ligne.

« L'une de nos forces est de monnayer les milliards d'impressions publicitaires que nous développons sur toutes les plateformes. », ajoute Pierre Morrissette.

« Dans le monde de la publicité, il y a une évolution vers les ventes automatisées et nous avons une expertise particulière dans cette catégorie. La tendance du marché va de ce côté-là. Il y a deux ans, ça ne représentait presque rien pour nous, maintenant c'est environ 20 % de nos ventes numériques. Nous prévoyons que d'ici trois à cinq ans, ce sera plus de la moitié. »

Nouveau créneau

La croissance de Pelmorex passera aussi par un autre créneau, la circulation automobile. Elle s'est déjà lancée, du côté anglophone, avec l'acquisition il y a un peu plus d'un an du site internet et de l'application mobile américaine portant le nom Beat The Traffic. Des versions francophones devraient suivre bientôt.

« Ça complète très bien nos services de météo, explique M. Morrissette. Dans tous les marchés internationaux où nous allons développer des services météo, les services de circulation vont suivre. Ce sont deux services qui intéressent la masse et qui le font sur une base quotidienne. Ensemble, ce sont des services qui offrent des portées très élevées et de nombreuses visites, donc beaucoup d'impressions. »

Et le noeud du problème, la fiabilité des prévisions météo ?

« Je réponds toujours qu'il n'y a pas beaucoup d'entreprises dont l'activité principale est de prévoir des conditions futures. Quand nous mesurons nos performances, nous sommes très fiers des résultats qu'on atteint, mais quiconque prévoit l'avenir ne pourra le faire à 100 %. Notre taux de précision est très élevé et quand on se compare, nous sommes dans les meilleurs du monde. »




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