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Les syndiqués de Radio-Canada acceptent une entente de principe

Les 1700 syndiqués du Québec et de Moncton... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

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Les 1700 syndiqués du Québec et de Moncton voient donc reconduite la convention collective actuelle du 1er octobre 2012 au 28 février 2015.

Photo Olivier Pontbriand, La Presse

Jérôme Roy
La Presse Canadienne
Montréal

Après deux années de «négociations difficiles», 90% des membres du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) ont accepté l'entente de principe intervenue le 21 mai dernier avec l'employeur.

Le vote a eu lieu lors d'une assemblée générale extraordinaire, samedi, au Palais des Congrès de Montréal.

Les 1700 syndiqués du Québec et de Moncton voient donc reconduite la convention collective actuelle du 1er octobre 2012 au 28 février 2015.

Les employés toucheront une première hausse de salaire de 1,5 pour cent, rétroactivement au 4 mars 2013, et une seconde, également de 1,5 pour cent, celle-là rétroactive au 3 mars 2014. Des ajustements ont aussi été apportés au régime d'assurance maladie et au plan dentaire.

Le président du FNC-CNS, Alex Levasseur, reconnaît que les négociations n'ont pas été de tout repos, considérant que l'employeur a demandé la fusion de son syndicat avec trois autres des syndicats du réseau français de Radio-Canada. Il s'agit de ceux des techniciens, des réalisateurs et des employés de bureau.

Il croit donc que dans le contexte, l'entente est positive pour les membres qu'il représente.

«Il faut comprendre qu'on arrivait presque à la fin de deux longues années de négociations difficiles, dans un contexte assez particulier, qu'on n'avait jamais vécu. C'est plutôt rare de voir des syndicats négocier une convention alors que l'employeur fait une demande pour modifier la structure des syndicats. Donc ça, en soi, c'était déjà quelque chose de particulier. Mais dans le cadre, en plus, des compressions budgétaires, je pense que les gens sont satisfaits. La décision à 90 pour cent démontre également que les gens pensent que c'est la meilleure solution dans le contexte où on est actuellement».

Les difficultés que semblent vivre plusieurs des média justifient d'ailleurs l'importance de la société d'État, estime M. Levasseur.

«Il n'y a jamais eu autant de médias (...), pourtant les regroupements, les conglomérats qui se sont faits font en sorte qu'il y a de moins en moins de voix distinctes qui existent. Nous, on pense que dans ce contexte-là, on a encore davantage besoin d'un diffuseur public, qui vient ajouter une voix différente à l'ensemble du paysage».

Au sujet de la demande de fusion de Radio-Canada, M. Levasseur s'attend à une réponse du Conseil canadien des relations industrielles «certainement avant la fin de l'été», ce qui devrait permettre de travailler à plus long terme par la suite.

«Si le conseil, comme on l'espère, dit non à une fusion des syndicats, à ce moment-là, l'ensemble des syndicats, nous comme les autres, allons être en mesure de reprendre des discussions sur une base à un peu plus long terme de ce qu'on a fait dans les derniers mois».




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