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L'emploi devrait retrouver des couleurs aux États-Unis

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Le département du Travail doit publier vendredi à 8 h 30 à Washington son rapport mensuel sur l'emploi, l'un des indicateurs économiques les plus suivis de la planète.

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Virginie MONTET
Agence France-Presse
Washington

Le gouvernement américain devrait annoncer vendredi une accélération des créations d'emplois en mars, peut-être même un léger recul du taux de chômage.

Le département du Travail doit publier vendredi à 8 h 30 à Washington son rapport mensuel sur l'emploi, l'un des indicateurs économiques les plus suivis de la planète.

Selon la prévision médiane des analystes, les chiffres du ministère devraient révéler une hausse des embauches nettes dans le pays de 23% en un mois, à 215 000 contre 175 000 en février. Cela représenterait le plus fort niveau de créations d'emplois en plusieurs mois.

Cela devrait s'accompagner d'un léger retrait de 0,1 point de pourcentage du taux de chômage à 6,6%, affirment les analystes, un niveau auquel il était déjà descendu en janvier.

Selon l'enquête mensuelle publiée mercredi par la société de services informatiques aux entreprises ADP, les créations d'emplois ont nettement augmenté en mars même si elles n'ont pas atteint les espérances des économistes.

Le secteur privé a créé en mars 191 000 contre 178 000 le mois d'avant, le chiffre de février ayant été substantiellement révisé en hausse.

«Le marché du travail sort de la léthargie de l'hiver. Les gains d'emplois correspondent au rythme enregistré avant ce rude hiver», a noté Mark Zandi, l'économiste en chef de Moody's Analytics qui compile les données de l'enquête d'ADP.

Il promet «encore de meilleurs chiffres dans les mois qui viennent avec le réchauffement des températures».

Amélioration dans tous les secteurs 

De nombreux économistes se disent optimistes sur une accélération des embauches à la sortie de l'hiver même s'ils sont de plus en plus nombreux à trouver que l'enquête d'ADP sur le secteur privé n'est pas toujours un indice fiable de ce qui se passe en général sur le marché de l'emploi.

«Nous ne considérons plus ADP comme un indicateur avancé utile», affirme Ian Shepherdson de Pantheonmacroeconomics tandis que Cooper Howes de Barclays Research relève que la différence moyenne entre les chiffres du ministère et ceux du groupe de services informatiques aux entreprises a été de 39 000 par mois en moyenne sur an.

Cela donne même à certains des raisons d'espérer mieux comme Joel Naroff, économiste indépendant: «souvenez-vous qu'ADP a grandement sous-estimé l'accélération de février (139 000 au lieu de 178 000 créations dans le privé), donc ne soyez pas surpris si les chiffres du ministère du Travail pour mars sont largement supérieurs».

L'enquête d'ADP montre aussi des progrès dans tous les secteurs de l'industrie et dans les entreprises de toutes tailles. «Cela fait chaud au coeur de constater que les grandes entreprises sont reparties sur le mode des embauches», souligne Joel Naroff.

«C'est une bonne nouvelle», ajoute Jennifer Lee de BMO Economics.

«Les gains d'emplois dans tous les secteurs sont les plus importants depuis plusieurs mois, ce qui suggère que les compagnies reviennent à un rythme plus normal d'embauches après plusieurs mois difficiles».

Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont nettement régressé sur les quatre semaines de mars pour s'établir à 317 000 en moyenne contre 338 000 le mois précédent, signe que les entreprises embauchent davantage.

Si les nouvelles sont bonnes vendredi sur le front des créations d'emplois comme du chômage, cela risque d'alimenter les doutes des marchés sur la durée des taux proches de zéro.

Lundi, la présidente de la Fed Janet Yellen a rassuré la planète finance en indiquant que la politique accommodante de la Fed était encore «nécessaire pendant un certain temps». Elle a affirmé que le taux de chômage n'était pas un reflet exact de l'état de l'emploi dont la santé n'était pas encore «normale».

Mais elle n'a pas «été claire sur les types d'indicateurs qu'elle regarderait pour évaluer l'étroitesse du marché du travail», souligne Joel Naroff.

«Cela va sans doute inquiéter les investisseurs qui jusqu'ici ont été calmés par les assurances que les taux vont rester bas pendant un certain temps», ajoute cet économiste.




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