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Mediagrif commente les rumeurs de vente

Le président et chef de la direction de... (Photo Hugo-Sébastien Aubert)

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Le président et chef de la direction de Mediagrif, Claude Roy.

Photo Hugo-Sébastien Aubert

Richard Dufour

La vente possible de Mediagrif (T.MDF) est un scénario évoqué par des investisseurs ces jours-ci. Or, c'est aussi un élément que Bay Street martèle de façon régulière depuis trois ans.

La vente de l'entreprise de Longueuil spécialisée dans le commerce électronique n'est pas écartée par les analystes en raison de la feuille de route de son PDG, Claude Roy - surtout depuis que ce dernier a vendu Logibec au Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario, au printemps 2010.

Bay Street voit depuis longtemps beaucoup de similitudes entre Mediagrif et Logibec.

Claude Roy avait fait grossir Logibec en faisant des acquisitions. Cette stratégie est la même que celle de Mediagrif. Le principal intéressé précise toutefois que la situation était tout de même différente chez Logibec.

«Il y avait quatre membres de ma famille avec moi chez Logibec. J'avais un ascenseur à retourner. Tout mon avoir personnel était là et j'avais des dettes», dit Claude Roy.

Et il ajoute qu'il aurait pu avoir un meilleur prix encore pour Logibec s'il avait vendu à des Américains ou s'il avait vendu l'entreprise en pièces détachées. «Je tenais à ce que l'entreprise demeure ici.»

Comme c'était le cas avec Logibec, Claude Roy détient une importante participation dans Mediagrif. Il possède environ 21% des actions, ce qui donne une valeur de près de 70 millions de dollars à son bloc d'actions.

«Je suis all-in dans Mediagrif, dit-il. J'ai injecté pratiquement la totalité du produit de la vente de Logibec dans Mediagrif. Si un conseiller financier voyait ça, il dirait que je suis fou.»

Il est donc possible qu'il se départisse d'un certain nombre d'actions prochainement, question de sécuriser ses vieux jours - bien qu'à 65 ans, il affirme se sentir comme s'il en avait 55.

M. Roy affirme qu'il se concentre sur la croissance de Mediagrif, et il n'a que de bons mots pour son successeur prévu - l'actuel chef de l'exploitation, Richard Lampron.

Questionné à savoir si la relation d'affaires qui se met en place avec Québecor dans la foulée de la transaction, annoncée vendredi dernier, pourrait mener une intégration de Mediagrif dans Québecor, il dit ne pas y croire et reste philosophe devant les rumeurs.

«Il n'y a plus de pilule empoisonnée chez Mediagrif. Ce qui fait que si IBM ou IAC [InterActiveCorp] devaient arriver avec une offre de 27$ ou 28$ par action, ils pourraient nous manger.»

Les experts continuent cependant de réfléchir à ce que l'avenir peut réserver. «J'y ai pensé durant la fin de semaine», dit Nick Agostino, de la Banque Laurentienne, en parlant d'une hypothétique offre de Québecor.

«C'est prématuré d'y penser, mais Mediagrif pourrait un jour songer à une stratégie de sortie. Est-ce que Québecor pourrait lever la main à ce moment? Possiblement.»

L'analyste ajoute que Québecor pourrait céder d'autres actifs à Mediagrif et laisser cette dernière remodeler ses plateformes pour ensuite ramener l'entité au complet dans le giron de Québecor au moment opportun.

Son collègue Richard Tse, chez Cormark, est d'avis que c'est une possibilité, mais qu'il est encore tôt pour y penser. «Ça ne serait pas une surprise.»




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