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La transaction avec Astral est à prendre ou à laisser, dit Bell

Les PDG de Bell Canada Enterprises (BCE) et... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Les PDG de Bell Canada Enterprises (BCE) et d'Astral, respectivement George Cope (à gauche) et Ian Greenberg.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Pas question pour Bell de vendre d'autres chaînes de télé d'Astral afin de rassurer le CRTC, qui décidera maintenant du sort de la transaction de 3,38 milliards de dollars. Bell accepterait toutefois d'être soumis à un processus d'arbitrage accéléré au CRTC pour ses ententes de distribution.

Questionnés par le président du CRTC, les dirigeants de Bell ont été clairs : si le CRTC force Bell à vendre davantage de chaînes de télé d'Astral, Bell se retirera de la transaction. « Nous n'irions pas de l'avant. Ça ne ferait plus de sens pour nous au plan stratégique », dit George Cope, président et chef de la direction de BCE (Bell).

Après un long échange avec le président du CRTC Jean-Pierre Blais, les dirigeants de Bell ont accepté d'accélérer le processus d'arbitrage déjà en vigueur pour ses ententes de distribution en cas d'achat d'Astral. Six mois avant l'échéance d'une entente de distribution (comme diffuseur ou comme distributeur), Bell devrait ainsi se présenter en arbitrage au CRTC s'il n'a pas conclu d'entente. « Un délai avantage quelqu'un et crée des problèmes, dit le président du CRTC Jean-Pierre Blais. Avoir une approbation préalable du CRTC fait en sorte que nous serions impliqués plus tôt dans le processus. »

Les dirigeants de Bell ont toutefois rejeté la suggestion du président du CRTC Jean-Pierre Blais de faire approuver à l'avance toutes les ententes de distribution de Bell. « Nous nous approchons de la zone où nous sommes moins confortables, où le CRTC décide à la place des entreprises », dit Mirko Bibic, chef des affaires réglementaires de Bell.

Bell a encore été moins flexible sur la vente d'autres chaînes de télé. Advenant que le CRTC approuvait la transaction à la condition de vendre d'autres chaînes, Bell se retirerait tout simplement de la transaction. Le président du CRTC, Jean-Pierre Blais, a rappelé aux dirigeants de Bell que plusieurs intervenants entendus au cours de la semaine - notamment Rogers - ont demandé que Bell-Astral se départisse de certaines chaînes payantes de cinéma comme The Movie Network. « Nos concurrents au Canada anglais avaient une occasion d'acheter des chaînes et ils ne l'ont pas fait. Et maintenant, ils voient la justesse de notre stratégie », dit George Cope.

Lors de la première transaction refusée en octobre dernier, Bell achetait toutes les chaînes de télé d'Astral. Cette fois-ci, Bell vendra 13 des 25 chaînes de télé d'Astral pour avoir des parts d'écoute de 22,6% en français et 35,7% en anglais (première transaction rejetée: 33,1% en français et 42,7% en anglais). « Nous avons essayé d'aller vraiment plus bas que les parts d'écoute minimales. Nous sommes allés plus loin que nous le voulions », dit George Cope.

Les opposants à la transaction ont fait valoir cette semaine durant les audiences publiques que Bell-Astral dominerait à la fois les chaînes sportives (TSN, RDS) et de cinéma (Super Écran, The Movie Network). Un faux argument selon Ian Greenberg, président et chef de la direction d'Astral. « La télé payante [cinéma] rejoint seulement 23% à 25% des foyers et les sports 80% à 90%, dit-il. Ce n'est pas la même chose. C'est comme des pommes et des oranges.»

Et que ferait Ian Greenberg si le CRTC refusait pour une deuxième fois la vente d'Astral à Bell? « Je devrais retourner voir ma famille [qui lui a demandé de vendre à l'automne 2011], a-t-il répondu au président du CRTC. J'ai toujours été le bébé de la famille, même si je ne me peux plus qualifier de bébé [il a 71 ans]. [...] Un refus de la transaction continuait l'incertitude pour nos employés et nos partenaires pendant au moins une autre année. »

Les audiences du CRTC sur la transaction Bell-Astral se terminent aujourd'hui à Montréal. La transaction de 3,38 milliards ayant déjà été approuvée par le Bureau de la concurrence, il ne manque que l'aval du CRTC afin de l'officialiser.




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