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Analyse: le nouveau printemps érable

Le taux de chômage au canada pourrait bien... (Photo PC)

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Le taux de chômage au canada pourrait bien rester à 7,2%, ce qui équivaut à 6,3%, si on adopte la méthodologie américaine qui fixe à 16 ans au lieu de 15 le seuil d'entrée dans la population active.

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Rudy Le Cours
La Presse

Il n'y a ni carrés rouges ni battages de casseroles ce printemps, mais il y a tout de même un grand réveil. Celui de l'économie canadienne qui semble enfin sortie de la grande torpeur dans laquelle elle baignait depuis l'été.

Après avoir progressé au rythme d'escargot annualisé de 0,6% au second semestre de 2012, l'expansion canadienne accélère la cadence depuis quelque temps, au point d'avoir sans doute dépassé le rythme de plus de 2% durant l'hiver, une première en cinq trimestres.

Les bonnes surprises se multiplient.

La semaine dernière seulement, on apprenait que la croissance réelle avait été de 0,3% en février tout comme celle de janvier, initialement mesurée à 0,2%.

Les ventes de véhicules neufs ont bondi en avril, après trois reculs mensuels d'affilée.

Pour la première fois en un an, le commerce international de marchandises a dégagé un léger surplus à la faveur d'un bond de 5,1% de la valeur et des volumes de livraisons.

Évidemment, cette embellie pourrait être de courte durée. Après avoir enregistré une croissance estimée à 2,5% au premier trimestre, l'économie américaine montre des signes d'essoufflement. Au point où la Réserve fédérale a même ouvert la porte, la semaine dernière, à l'augmentation de ses achats de titres adossés à des créances hypothécaires et d'obligations du Trésor de longue échéance, si la conjoncture rendait la chose nécessaire.

Tout n'est pourtant pas noir chez nos voisins, surtout si on compare leur économie à celle de la zone euro. Le secteur privé embauche assez pour faire reculer le taux de chômage, qui a atteint 7,5%, le mois dernier. Les embauches sont toutefois concentrées dans le secteur des services, alors que plusieurs indicateurs signalent un ralentissement certain de la production de biens, hormis le segment de l'habitation dont les fabricants canadiens sont de grands fournisseurs. Autre bémol, les coupes budgétaires automatiques commencent à faire sentir leur morsure.

Voilà autant d'éléments qui permettent de parier sans grand risque sur une modeste création d'emplois en avril, de ce côté-ci de la frontière. Après la saignée de 54 000 emplois en mars, les données de l'Enquête sur la population active devraient indiquer un certain redressement de l'ordre de 15 000 à 20 000. Il y a cependant beaucoup de volatilité dans cette enquête menée auprès d'un échantillon de quelque 56 000 ménages qui se renouvelle à raison d'un sixième (9333) tous les mois.

Le taux de chômage pourrait bien rester à 7,2%, ce qui équivaut à 6,3%, si on adopte la méthodologie américaine qui fixe à 16 ans au lieu de 15 le seuil d'entrée dans la population active.

On prêtera aussi beaucoup d'attention aux trois données sur le marché de l'habitation: mises en chantier, permis de bâtir et indice des prix des logements neufs.

La prévision consensuelle indique que l'atterrissage de ce segment qui marquait des signes de surchauffe jusqu'à l'été devrait continuer et bientôt s'achever. Pour une troisième fois d'affilée, le nombre annualisé de nouvelles fondations devrait se situer sous la barre des 185 000 unités qui correspond aux nouveaux ménages qui se forment chaque année d'un océan à l'autre.




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