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Le nouveau patron de l'OMC désigné cette semaine

Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, va quitter... (Photo: Reuters)

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Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, va quitter ses fonctions à la fin du mois d'août après deux mandats de quatre ans.

Photo: Reuters

Agence France-Presse

Les deux candidats restants au poste de directeur général de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), le Mexicain Herminio Blanco et le Brésilien Roberto Azevedo, seront départagés cette semaine, selon le calendrier du processus de sélection, qui a provoqué un début de fronde au sein de l'organisation.

Les deux hommes sont d'éminents spécialistes du commerce international, l'un comme ancien ministre et négociateur (Mexique), l'autre comme ambassadeur du Brésil auprès de l'OMC. Ils veulent remplacer le Français Pascal Lamy, qui va quitter ses fonctions fin août, après deux mandats de quatre ans.

Pour l'ancien diplomate et ancien ministre canadien du Commerce, Sergio Marchi, qui a présidé le Conseil général, l'organe exécutif de l'OMC, une personnalité forte à la tête de l'organisation «est primordiale». Une telle personnalité pourra «aider» selon lui les États membres à trouver un accord pour conclure les négociations de Doha.

Les deux candidats ont d'ailleurs promis chacun d'essayer de relancer ces négociations, entamées en 2001, et au point mort depuis de nombreuses années, en raison des divisions trop profondes entre les pays du Nord et du Sud.

Ces négociations ont pour but de faciliter l'accès au commerce international des plus pauvres.

Indépendamment des enjeux concernant la mission du futur directeur général, le processus de sa sélection, décidé en 2002, a suscité des mécontents parmi les 159 États membres de l'OMC.

«Nous ne sommes pas contents du processus, qui a abouti à la désignation de deux finalistes provenant du même continent, nous n'avons rien contre ces personnes, mais il faudra réviser les règles de désignation», a déclaré à l'AFP un diplomate du Moyen-Orient à Genève sous couvert d'anonymat, ajoutant que l'opinion était partagée par beaucoup de délégations accréditées à l'OMC.

Le Kenya a envoyé une lettre de protestation à la Troïka chargée du processus de désignation, pour exprimer son mécontentement suite à l'élimination de sa candidate au 1er tour, survenue selon lui parce que certains pays, dont l'UE, n'avaient pas respecté les règles du jeu.

L'UE s'est défendue pour sa part, en indiquant avoir scrupuleusement respecté les règles de désignation, fixées en 2002.

Cependant, cette fronde ne devrait pas bloquer le processus la semaine prochaine, indique-t-on de source diplomatique.

Cela fait plus de quatre mois que le processus de sélection du nouveau directeur général, qui doit prendre la succession de Pascal Lamy, 65 ans, a commencé.

Neuf candidats, dont trois Latino-Américains, deux Asiatiques, deux Africains, un Jordanien et un Neo-Zélandais, s'étaient alignés sur la ligne de départ. Quatre de ces neuf candidats ont été éliminés dès le 1er tour (les deux Africains, un Latino-Américain (Costa-Rica) et le Jordanien).

Au 2e tour, sur les cinq candidats restants, trois ont été éliminés, soit les deux Asiatiques (Indonésie et Corée du Sud) et le Néo-Zélandais.

Ainsi au 3e tour, seuls deux candidats restaient en lice, le Brésilien et le Mexicain, qui ont cherché à rassembler le consensus des États membres sur leur candidature.

Ce 3e tour de sélection est censé se terminer le 7 mai.

Le nom du candidat ayant rassemblé le consensus des États membres, devrait être annoncé dans la foulée ou le lendemain.

C'est la première fois, depuis la création de l'OMC en 1995, qu'autant de candidats se bousculent pour prendre le poste de directeur général.

Après deux mandats assurés par un représentant des pays développés, en l'occurrence l'UE, il paraissait acquis que le prochain directeur général viendrait d'un pays en développement ou d'un pays émergent.

Durant la dernière semaine de campagne, les deux candidats finalistes ont multiplié les contacts et les professions de foi, arguant chacun être le meilleur pour le poste.

Le Mexicain Herminio Blanco, un ancien ministre du commerce de 62 ans, a assuré avoir eu le soutien de nombreux pays, «de l'est à l'ouest, d'Afrique, d'Asie et d'Amérique».

Le Brésilien Azevedo, un diplomate de carrière de 55 ans, qui connaît bien l'OMC, a indiqué pour sa part que l'organisation avait besoin d'un homme qui en connaît tous les rouages pour la faire avancer.




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