Les entreprises seraient de plus en plus nombreuses à sacrifier le sapin de Noël dans la décoration des salles de réception.

Isabelle Massé LA PRESSE

«L'an dernier, lors de l'organisation d'un party, il a fallu faire enlever le sapin de Noël de la salle, raconte Paule Labelle, associée de Cava Rose, idées pétillantes, création d'événements et service de conciergerie. Les employeurs ne veulent pas risquer de déplaire aux employés. Je remarque aussi, dans les invitations qu'on envoie, qu'on souhaite de plus en plus «Joyeuse période des Fêtes!». Qu'on célèbre, en fait, le congé des Fêtes.»

Pourtant, le sapin de Noël n'est pas un symbole religieux. «C'est une coutume, précise Marianne Plamondon, avocate en droit du travail de Norton Rose Canada. La crèche est un signe religieux, mais pas le sapin de Noël. Il n'y a pas de question d'accommodement raisonnable si ce n'est pas en lien avec les motifs de discrimination reconnus par la Chartes des droits et libertés de la personne du Québec.»