Le groupe de presse américain Gannett, qui publie notamment le USA Today, a annoncé mardi la suppression d'environ 700 postes, soit 2% des effectifs, en raison de la mollesse de ses recettes.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous arrivons à la moitié de l'année et la reprise économique n'est pas aussi rapide ni favorable que nous l'espérions; elle continue de toucher nos médias locaux», a fait valoir le patron de cette branche d'activités, Bob Dickey, dans un mémo publié en ligne, dont l'authenticité a été confirmée par une porte-parole du groupe.

Gannett est surtout connu pour le quotidien national USA Today, qui selon la porte-parole n'est pas concerné par ces réductions d'effectifs, non plus que son autre titre phare, le Detroit Free Press. Le groupe publie aussi environ 80 autres quotidiens dans le pays, et plus de 600 périodiques.

«Nous constatons une amélioration de la diffusion et une croissance du lectorat, mais la faiblesse du secteur immobilier, la lenteur des créations d'emploi et la mollesse de la demande pour les publicités automobiles continuent à peser sur la croissance des revenus», a souligné M. Dickey.

«La publicité au niveau national reste molle, et avec beaucoup d'annonceurs locaux qui réduisent leurs budgets, il faut prendre plus de mesures pour aligner nos coûts avec les tendances actuelles des recettes», a-t-il ajouté.

Le bénéfice net de Gannett avait chuté de 23% au premier trimestre, une hausse à deux chiffres des recettes gagnées sur l'internet ne suffisant pas à compenser l'érosion du secteur presse. Le chiffre d'affaires avait reflué de 3,7% à 1,25 milliard de dollars.

L'action Gannett a gagné 2,91% mardi en séance, à 14,16 dollars.