C'est le plus gros laboratoire consacré aux maladies de la peau de la planète. Il est juché à Sophia Antipolis, sur la Côte d'Azur, et est exploité conjointement par les géants Nestlé et L'Oréal. Et il utilisera dorénavant des logiciels québécois.

Mis à jour le 17 mars 2011
Philippe Mercure LA PRESSE

Aurora Interactive, boîte montréalaise de 25 employés, annoncera aujourd'hui la signature d'un partenariat avec Galderma, coentreprise entre Nestlé et L'Oréal. Aurora développera des outils de pathologie numérique sur mesure pour le groupe, qui permettront notamment d'étudier les problèmes de peau à partir d'images haute résolution plutôt que d'échantillons biologiques.

Des portes qui s'ouvrent

«Ce qui est important ici n'est pas tant la valeur du contrat que les portes qu'il va nous ouvrir, a expliqué à La Presse Affaires Pierre Le Fèvre, président et chef de la direction d'Aurora Interactive. Ça nous ouvre le marché des pharmaceutiques.»

M. Le Fèvre précise que la valeur du contrat atteint «le milieu des six chiffres».

La plateforme développée par Aurora, appelée mScope, permet de visualiser et transmettre des images médicales n'importe où dans le monde, ouvrant notamment la porte aux diagnostics à distance.

«L'époque où on mettait des lamelles de microscope dans des boîtes et on envoyait ça par Purolator achève», avait déjà proclamé M. Le Fèvre.

Clientèle de choix

Aurora avait déjà vendu ses produits à des laboratoires privés et publics d'une dizaine de pays, mais c'est la première fois qu'elle perce le marché des multinationales. L'entreprise avait notamment raflé l'an dernier un important contrat avec le réseau universitaire intégré de santé de l'Université Laval, ce qui lui avait permis de s'infiltrer d'un coup dans 24 établissements de santé.