Le Canada a vu son déficit commercial baisser plus que prévu en octobre grâce à notamment aux exportations de biens manufacturés, qui ont atteint un record en deux ans, et à celles des métaux précieux, a annoncé vendredi Statistique Canada.

Mis à jour le 10 déc. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le déficit commercial a ainsi atteint 1,7 milliard de dollars, contre 2,1 milliards attendus par les analystes.

Statistique Canada a revu à la baisse le déficit du mois de septembre, à 2,3 milliard de dollars canadiens.

Les exportations de marchandises canadiennes ont gagné 3,1% pour atteindre 33,8 milliards de dollars en octobre, tandis que les importations ont crû de 1,2%, pour s'établir à 35,5 milliards de dollars.

Cela a notamment permis à l'économie canadienne d'enregistrer son plus petit excédent commercial avec les États-Unis depuis septembre 1992, à 1,1 milliard de dollars. Les voisins nord-américains réalisent les échanges les plus abondants au monde, avec environ 1,5 milliard de dollars quotidiens.

Les exportations vers les États-Unis, qui absorbent près des trois quarts des expéditions canadiennes à l'étranger, ont augmenté de 0,4%, tandis que les importations ont gagné 1,7%.

Les exportations à destination des autres pays que la première puissance mondiale ont bondi de 10,1% pour atteindre 10,1 milliards de dollars, soit leur plus haut niveau depuis deux ans. Parallèlement, les importations ont légèrement augmenté de 0,3%.

En conséquence, le déficit commercial du Canada avec ces pays a perdu 0,9 milliard de dollars, pour s'établir à 2,8 milliards de dollars.

Ces bonnes performances sont notamment dues à la forte progression des exportations de biens manufactués, qui ont augmenté de 13,7%, à 8,9 milliards de dollars, soit leur plus haut niveau depuis novembre 2008.

Les fournitures à l'industrie ont également enregistré de bonnes performances. Les exportations de métaux et d'alliages ont augmenté de 17,8%, celles de métaux précieux ont atteint un sommet inégalé de 1,6 milliard de dollars et celles de minerais métalliques ont bondi de 48,9%, en particulier grâce à la demande en cuivre.