L'inflation reste très faible aux États-Unis malgré une légère accélération des prix à la consommation en octobre, indiquent des données publiées mercredi à Washington par le département du Travail.

Publié le 17 nov. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

Ces chiffres montrent que l'inflation de base n'a jamais été aussi faible dans l'histoire récente du pays.

L'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2% par rapport au mois précédent, après avoir progressé de 0,1% en septembre, a indiqué le ministère.

Les analystes attendaient une hausse plus forte, de 0,3%, selon leur prévision médiane.

En glissement annuel, l'inflation s'est accélérée à 1,2%, contre 1,1% en septembre, ce qui reste très faible.

«Comme cela a été fréquemment le cas ces mois-ci, le facteur principal de hausse (de l'indice) a été une hausse de sa composante mesurant l'énergie», écrit le ministère dans un communiqué.

«L'indice de l'essence a augmenté pour le quatrième mois de suite et a représenté presque 90% de la hausse» de l'indice d'ensemble, ajoute le texte.

Hors alimentation et énergie, l'inflation dite de base a été nulle pour le troisième mois de suite, alors que les analystes attendaient une légère reprise de la hausse des prix, à 0,1%.

En glissement annuel, l'inflation de base a suivi sa tendance de baisse observée depuis le début de l'année. Elle est tombée à 0,6%, son plus bas niveau dans les annales du ministère, qui remontent jusqu'à 1957 pour cet indicateur.

La banque centrale américaine (Fed) a annoncé début novembre qu'elle comptait injecter 600 milliards de dollars de liquidités supplémentaires dans l'économie afin de hâter la reprise, en particulier celle de l'emploi, et de contrer la tendance à la désinflation, dont elle craint qu'elle puisse dégénérer en une déflation aux effets dévastateurs.