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Jeu vidéo: la fin des blockbusters

Au fil des années - et des succès... (Photo tirée du jeu Assassins Creed 2)

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Au fil des années - et des succès comme Prince of PersiaSplinter Cell et Assassin's Creed (notre image)-, Ubisoft s'est taillé une réputation enviable dans le domaine des jeux à grand déploiement.

Photo tirée du jeu Assassins Creed 2

(Montréal) La récession a été difficile pour les ventes de jeux vidéo. Au point où certains observateurs prédisent la fin du règne des blockbusters, qui font la gloire de Montréal sur la scène internationale.

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Aux États-Unis, les ventes des jeux vidéo sont passées de 11,7 à 10,5 milliards US en 2009, une baisse annuelle de 10,3%. «Nous sommes tous tributaires de la croissance de notre industrie, dit André Lauzon, producteur exécutif de Electronic Arts Mobile à Montréal. Si personne n'achète tes jeux, tu dois fermer des studios.»

«L'année 2009 est intéressante pour poser un regard sur notre industrie, mais nous sommes dans un marché extrêmement réactif, dit Yannis Mallat, PDG de Ubisoft Montréal. On prévoit un retour à la rentabilité dès cette année.»

Au fil des années - et des succès comme Prince of Persia, Splinter Cell et Assassin's Creed -, Ubisoft s'est taillé une réputation enviable dans le domaine des jeux à grand déploiement. Dans le milieu, ces blockbusters sont surnommés des jeux de niveau AAA. Ces jeux, qui demandent des équipes de production considérables, sont très rentables en raison de leur prix de vente élevé, mais le consultant Jason Della Rocca estime que ce modèle d'affaires aura bientôt fait son temps.

«Le défi est d'aller davantage vers les médias sociaux, un domaine où Montréal est très peu actif. Seattle et la Californie ont des industries plus diversifiées. Ces villes produisent des blockbusters, mais elles ont aussi des studios indépendants plus spécialisés. À Montréal, l'écosystème n'est pas aussi varié. La moitié de la ville est branchée directement sur Ubisoft», dit Jason Della Rocca, un consultant mont-réalais de la firme Perimeter Partners qui a été directeur exécutif de l'Association internationale des développeurs de jeux vidéo de 2000 à 2007.

Même si les prévisions de Jason Della Rocca se réalisent, il y a tout de même un peu d'espoir pour l'industrie montréalaise. La preuve: Electronic Arts a installé son plus important studio au monde de jeux pour téléphones portables à Montréal. L'automne dernier, trois de jeux conçus à Montréal - Tetris, Scrabble et Rock Band - figuraient dans le top 10 d'Apple pour les ventes sur l'iPhone. «C'est du jamais vu pour un même studio», dit André Lauzon.

Malgré son enthousiasme pour ses jeux sur téléphone portable, André Lauzon n'est pas prêt à sonner le glas des blockbusters traditionnels sur console. La preuve: en 2010, EA a vu ses revenus de jeux sur console augmenter de 26%, contre 12% pour les jeux sur téléphones portables. Les revenus d'EA Mobile devraient croître d'au moins 30% au cours de la prochaine année. «Est-ce que les gens ne vont plus au cinéma parce qu'ils s'achètent un cinéma maison? Non, dit André Lauzon. La portion de jeux de niveau AAA ne diminue pas, c'est la tarte globale des ventes qui grossit.»

Même son de cloche chez Ubisoft, qui croit autant à l'avenir de ses blockbusters sur console qu'aux jeux plus légers qui se téléchargent. «Ce n'est pas mutuellement exclusif, dit Yannis Mallat. Il y a de nouvelles avenues, mais ça ne sera pas aux dépens des jeux AAA. Quand on vend 20 millions d'unités d'Assassin's Creed, c'est un phénomène mainstream. La croissance intrinsèque du jeu traditionnel n'est pas terminée.»




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