La façon dont les courriels et les messages textes sont traités par les téléphones intelligents BlackBerry de Research In Motion (T.RIM) se retrouve sous la loupe des Émirats arabes unis, qui estiment que ces appareils fonctionnent hors du cadre défini par les lois du pays.

LuAnn LaSalle LA PRESSE CANADIENNE

Les responsables de la surveillance des télécommunications de l'État de la péninsule d'Arabie ont réalisé que les services de transmission des données étaient gérés par Research In Motion et qu'ils échappaient au contrôle local. Ils veulent que cela change.

Les Émirats font partie des pays qui censurent les sites Web et autres formes de média.

«C'est une question de contrôle», a affirmé lundi l'analyste Sascha Segan, de PC Magazine.

Les données affichées par les BlackBerry aux Émirats passent auparavant par les ordinateurs de RIM au Royaume-Uni, a expliqué M. Segan.

«Dans le cas unique des BlackBerry, les courriels et beaucoup d'autres données passent par une série d'ordinateurs de RIM avant de se rendre à destination», a-t-il précisé.

«C'est pour que RIM puisse comprimer les données afin d'en accélérer le transfert et pour que RIM les réunisse afin d'en diminuer l'impact sur la durée de vie de la batterie, et aussi pour que RIM soit en mesure de convertir et protéger les données pour des raisons de gestion d'entreprise.»

Cette façon de procéder est également bonne pour les fournisseurs de services sans fil parce que les données acheminées via BlackBerry utilisent moins d'espace sur les réseaux, a indiqué M. Segan depuis New York.

Le BlackBerry est réputé pour la sécurité qu'il procure à ses utilisateurs, un aspect qui pourrait intéresser les autorités des Émirats.

M. Segan a également fait remarquer que le principal fournisseur de services sans fil des Émirats avait tenté d'obtenir des utilisateurs de BlackBerry qu'ils installent sur leur appareil un logiciel espion, apparemment pour permettre au gouvernement d'accéder à leur contenu.

L'analyste Nick Agostino a parlé de geste politique posé par les autorités des Émirats. Des pays tels l'Inde et la Chine ont eu les mêmes craintes au sujet des BlackBerry, a-t-il dit.

«Je crois que RIM va sortir ses dossiers et jeter un coup d'oeil à ses entretiens avec la Chine, avec l'Inde, et suivre la même voie», a affirmé M. Agostino, de la société torontoise Mackie Research Capital.

Le Koweït et l'Arabie saoudite ont également dit craindre que le BlackBerry représente une menace pour leur sécurité.

«Je crois qu'on voir ça de plus en plus, pas dans les pays développés, mais dans les économies émergentes qui ne sont pas démocratiques», a-t-il dit depuis Toronto.

RIM n'a pas immédiatement réagi à ce sujet.

Le cours des actions de RIM a clôturé lundi à 57,18 $, en baisse de 51 cents, ou un peu moins d'un pour cent, à la Bourse de Toronto.

DuPont optimiste pour l'année après un bénéfice trimestriel presque tripléSous-titre: Signature: Par AFP

Corps: WASHINGTON - Le groupe américain de chimie DuPont a annoncé mardi avoir dégagé un bénéfice net trimestriel quasiment triplé grâce à un bond de ses ventes et a relevé sa prévision annuelle de bénéfice.

Entre avril et juin, le géant de la chimie a dégagé un bénéfice net de 1,16 milliard de dollars, contre 421 millions engrangés un an plus tôt, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ressort à 1,17 dollar par action, très au-delà des prévisions des analystes, qui tablaient sur 93 cents seulement.

Fort de ces résultats, DuPont a relevé sa prévision annuelle de bénéfice par action (BPA), désormais dans une fourchette comprise entre 2,90 et 3,05 dollars. C'est au-dessus des attentes des analystes (2,64 dollars).

En avril, DuPont avait déjà fait preuve d'optimisme en remontant sa prévision annuelle de BPA entre 2,50 et 2,70 dollars après un bénéfice trimestriel déjà éclatant.

Cette performance est due à une hausse des ventes du groupe qui ont augmenté de 26% à 8,6 milliards de dollars, soit mieux que les attentes du marché (8,23 milliards).

La reprise de l'activité s'est traduite dans toutes les branches du groupe.

Les divisions Electroniques et communications, Matériaux de performance (plastique et emballage) et Sécurité ont enregistré une hausse de 25% de leurs ventes.

L'activité Agriculture et nutrition, qui comprend notamment les semences et les pesticides, a vu ses ventes grimper de 16% en dépit du mauvais temps dans certains États ayant dévasté les cultures.

«Nos ventes ont augmenté dans quasiment chaque secteur de notre activité», a commenté la PDG Ellen Kullman, citée dans le communiqué. Selon elle, ces résultats sont au niveau des performances réalisées par le groupe avant la récession.

«Nous continuons à accroître notre productivité et à atteindre nos objectifs de réduction de coûts», a-t-elle ajouté.

Affecté par la crise, DuPont a dû réaliser en 2009 plus d'un milliard de dollars de réductions de coûts et de gains de productivité grâce à une suppression de plus de 2.000 postes.